En bref
- Le marché mondial grimperait de 50% d’ici 2030
- À 100 euros, la fabrication pèse peu
- UV 400 et norme CE restent essentiels
Une paire à 100 euros, et seulement une petite part part dans le produit lui-même. C’est le point qui frappe d’abord. Sur ce montant, 10 % correspondent aux matières premières et à la fabrication, quand le marketing et la publicité absorbent à eux seuls 25 euros.
Ce que paie vraiment l’acheteur
Le reste se répartit entre 5 euros de logistique, 10 euros de taxes, puis 50 euros de marges pour les fabricants et les distributeurs. Vu comme ça, on comprend mieux pourquoi deux paires affichées à des prix très différents ne racontent pas forcément une histoire de qualité radicalement opposée.
Le spécialiste cité explique d’ailleurs que des verres polarisés de très bon niveau se trouvent aussi bien sur des lunettes à 50 euros qu’à 200 euros, parce que cette technologie s’est largement démocratisée. Bref, le prix final dit autant la stratégie commerciale d’une marque que la fiche technique.
Un marché porté par la santé et par le style
Ce décalage n’empêche pas le secteur de grossir, bien au contraire. Le marché mondial des lunettes de soleil représente environ 17 milliards d’euros (20 milliards $) en 2025 et pourrait atteindre autour de 26 milliards d’euros (30 milliards $) d’ici 2030, soit une hausse de 50 %.
En France, le marché pèse déjà 1,2 milliard d’euros. Et il pourrait doubler dans les prochaines années. Cette progression s’explique par une attention plus forte portée à la santé oculaire, notamment dans des pays émergents où le pouvoir d’achat augmente.
Mais il n’y a pas que la protection. En France, la dépense moyenne tourne autour de 100 euros par paire. Les lunettes de soleil sont devenues à la fois un accessoire utile, un signe de style, parfois même un marqueur social. C’est là que le marché bascule, entre besoin réel et objet de mode.
Les repères concrets avant d’acheter
Pour choisir, le plus utile reste de vérifier ce qui est écrit sur le produit. L’étiquette doit mentionner une certification UV, par exemple UV 400, et la monture doit porter la norme CE sur les branches.
Les catégories de protection vont de 0 à 4. Plus le chiffre monte, plus la protection est forte. Et il y a un point simple à garder en tête, quand même, les yeux ne s’habituent jamais aux UV, pas plus que la peau ne finit par y devenir insensible.
Derrière un accessoire banal, on voit donc se dessiner autre chose, un marché tiré à la fois par la prévention, par le pouvoir d’achat et par l’image. C’est souvent là que se jouent les plus fortes hausses de consommation.