En bref
- La NTSB enquête sur une perte de séparation
- Donald Trump n’aurait jamais été en danger
- Le ciel de Washington reste sous surveillance renforcée
La NTSB a ouvert une enquête après un incident aérien impliquant Marine One et un avion commercial au départ de l’aéroport Ronald-Reagan, près de Washington, mardi 4 août. C’est le point central, parce qu’on parle ici d’une perte de séparation entre deux appareils dans une zone déjà très sensible.
Une enquête fédérale lancée après le croisement des appareils
Selon les premiers éléments communiqués, l’hélicoptère transportait Donald Trump au moment où il s’est retrouvé trop près d’un vol commercial qui décollait de DCA, le code de l’aéroport Ronald-Reagan. La NTSB a simplement confirmé enquêter sur cet incident signalé, sans donner davantage de précisions sur l’écart exact entre les deux trajectoires.
Petit rappel utile, Marine One est le nom utilisé lorsqu’un hélicoptère transporte le président américain. Même logique pour Air Force One quand il est à bord de l’avion présidentiel.
Ce que disent la FAA et la Maison Blanche
De son côté, la FAA, le régulateur américain de l’aviation, parle d’une perte momentanée d’espacement. Ses analyses préliminaires indiquent qu’après cet écart, les deux appareils ont continué à s’éloigner l’un de l’autre.
L’agence précise aussi que le contrôleur aérien est resté en contact à la fois avec le pilote de l’avion commercial et avec celui de Marine One pendant l’incident. Même ligne à la Maison Blanche. Son porte-parole Kush Desai a assuré que Donald Trump n’avait, « à aucun moment, été en danger », en rappelant que les vols de Marine One sont assurés par des aviateurs parmi les plus expérimentés.
Distance minimale, horaire et avion concerné
D’après le Wall Street Journal, les règles imposent dans ce type de situation au moins 2,40 km de séparation horizontale, soit 1,5 mile, ainsi que 150 mètres à la verticale, soit 500 pieds. C’est sur cette base que les autorités devront déterminer si les marges de sécurité ont été rompues.
Le journal situe l’incident vers 14h30, heure locale. L’avion concerné serait un Embraer E-170 d’American Airlines, exploité par sa filiale Envoy Air. Après cet épisode, l’hélicoptère a rejoint la base aérienne d’Andrews, où le président a embarqué dans son avion pour un déplacement en Californie.
Un incident scruté dans un ciel déjà sous tension
Cette affaire n’arrive pas dans un vide. La FAA a renforcé fortement les mesures de sécurité autour de l’aéroport Ronald-Reagan après la collision de janvier 2025 entre un avion de ligne en approche et un hélicoptère Black Hawk de l’armée de terre, un accident qui avait fait 67 morts.
American Airlines, sollicitée, n’avait pas réagi dans l’immédiat. Le corps des Marines non plus. La FAA dit désormais poursuivre son examen des circonstances et promet des actions correctives si ses conclusions le justifient.