Le vendredi 13, jackpot assuré pour les casinos et la Française des Jeux

Image d'illustration. Loterie loto chanceADN
Jour entouré de superstitions, le vendredi 13 attire chaque année une foule de joueurs espérant provoquer la chance. Pour les casinos et la Française des jeux, cette date rime surtout avec affluence record et recettes en forte hausse.
Tl;dr
- Vendredi 13 booste casinos et jeux d’argent.
- Jusqu’à 30 % de visiteurs en plus dans les casinos.
- Superstitions fortement liées à cette date exceptionnelle.
Un phénomène rare qui stimule l’univers des jeux
En France, le vendredi 13 ne porte pas chance qu’aux seuls gagnants. Ce rendez-vous rare suscite une véritable effervescence chez les opérateurs de jeux et les établissements comme le casino Barrière d’Enghien-les-Bains. À titre d’exemple, Bruno Chauvin, son directeur, se souvient d’une fréquentation exceptionnelle : « Un vendredi 13, c’est entre 20 et 30 % d’entrées supplémentaires par rapport à un vendredi lambda ». Un surcroît d’affluence qui pousse aussi bien les casinos que la FDJ United à redoubler de créativité en matière d’offres.
L’opportunité marketing derrière la superstition
Loin de n’être qu’un simple hasard du calendrier, le vendredi 13 s’est imposé comme un levier marketing particulièrement efficace pour tout l’écosystème du jeu. Clément Martin Saint Léon, directeur général casinos du groupe Barrière, explique ainsi : « On sait que le casino va bénéficier d’une exposition et d’une fréquentation supplémentaire parce que le vendredi 13 attire naturellement… on en profite pour renforcer cet effet-là par des opérations commerciales. » Du côté de la FDJ United, l’événement est synonyme de Super Loto doté d’un jackpot minimal de 13 millions d’euros – contre une mise spéciale de 3 euros. Même si l’opérateur ne livre pas ses chiffres exacts, il admet volontiers qu’en cette journée singulière, le volume de jeux peut doubler ou tripler.
L’impact mesurable sur les comportements des Français
À la faveur de cette date, une large partie des Français se laisse tenter : selon une enquête CSA menée pour la FDJ United, 38 % se disent prêts à miser ce jour-là. Le lien entre jeu et superstition apparaît manifeste. Selon Bruno Chauvin : « Le fait d’être joueur et superstitieux va souvent de pair. » D’après ce même sondage, près de 41 % se considèrent superstitieux et 22 % avouent être sensibles au chiffre treize — un taux atteignant même 44 % parmi les plus superstitieux.
L’histoire du renversement symbolique
Longtemps synonyme de malheur, cette journée a finalement changé de sens dans l’imaginaire collectif français. Dominique Desjeux, anthropologue à la Sorbonne, analyse : « C’est dans les années 1930 que le loto a retourné le vendredi 13 du malheur en un jour de chance… C’est ce qu’on appelle un retournement de sort. » Une transformation culturelle qui continue aujourd’hui à alimenter le succès fulgurant du vendredi 13, devenu bien plus qu’une date sur le calendrier – un véritable phénomène sociétal et économique.