Le président de l’Association des médecins urgentistes parle d’une ‘dégradation jamais vue sur l’offre de soins en France’
Si le ministre de la Santé, François Braun estime que les difficultés rencontrées dans les hôpitaux sont "moindres" qu'en 2022, l'avis diffère si l'on écoute Patrick Pelloux.
Services fermés et accueil « régulé »…
Président de l’Association des médecins urgentistes, Patrick Pelloux, a fait part de son analyse sur l’offre de soins et les ‘Services d’urgences fermés’ ces derniers mois. Invité sur l’antenne de franceinfo, il fait un inquiétant état des lieux.
Manque de matériel et de personnel
Manque de matériel et de personnel, plusieurs services d’urgences en France vont devoir fermer cet été notamment durant la nuit, avance Patrick Pelloux : « Maintenant, il y a une dégradation qu’on a jamais vue sur l’offre de soins ».
De nombreux hôpitaux vont restreindre l’accès aux urgences cet été
Effectivement,faute de soignants, de nombreux hôpitaux vont restreindre l’accès aux urgences cet été. Plusieurs anciens collègues urgentistes de François Braun ne sont pas du tout d’accord avec le ministre lorsqu’il assure ‘que les difficultés rencontrées dans les hôpitaux sont « moindres » qu’en 2022’.
Je n’ai jamais connu ça ! (le président de Samu Urgences de France)
La semaine passée dans Le Figaro, Marc Noizet (président de Samu Urgences de France et chef des urgences du groupe hospitalier de la région de Mulhouse et Sud-Alsace (GHRMSA), précisait : « Je n’ai jamais connu ça ! L’an dernier, les mesures flash ont un peu aidé, mais depuis, la situation s’est clairement dégradée et tous les ans, c’est pire que l’année précédente« , assure-t-il.
Ils ont mis la poussière sous le tapis quand on s’est aperçu qu’il y avait une surmortalité de 50 000 personnes en 2022
Sur franceinfo, Patrick Pelloux n’en démord pas : « Il y a des urgences fermées la nuit ou le week-end à Vitré, Carpentras, Argentan, Lannion, Guingamp, Carhaix ou encore Pontivy mais c’est ça dans toute la France ! Ils ont mis la poussière sous le tapis quand on s’est aperçu qu’il y avait une surmortalité de 50 000 personnes en 2022. C’est une première. Maintenant, les services d’urgences, qui sont quand même la garantie du service public, c’est : « débrouillez-vous ! ». Lorsque vous avez un service d’urgences qui ferme, les secours vont emmener les personnes sur un autre service d’urgences. Donc c’est le jeu des dominos. Il y a une structure qui est tombée, les autres vont tomber car du coup, il y a un encombrement absolument massif dans les services des urgences qui restent », martèle Patrick Pelloux qui ajoute « il y a aujourd’hui des raisons de s’inquiéter pour sa santé« …
- Services fermés et accueil « régulé »…
- Manque de matériel et de personnel
- De nombreux hôpitaux vont restreindre l’accès aux urgences cet été
- Je n’ai jamais connu ça ! (le président de Samu Urgences de France)
- Ils ont mis la poussière sous le tapis quand on s’est aperçu qu’il y avait une surmortalité de 50 000 personnes en 2022