Plusieurs forfaits hospitaliers voient leur tarif augmenter, voici lesquels

Image d'illustration. Chambre d'hôpital confortableADN
Dès ce dimanche, plusieurs forfaits appliqués dans les hôpitaux voient leurs tarifs augmenter. Ces hausses concernent notamment certains frais à la charge des patients lors de leur prise en charge ou de leur séjour hospitalier.
Tl;dr
- Augmentation des forfaits hospitaliers dès mars 2026.
- Exonérations prévues pour certains patients vulnérables.
- Économies attendues de 400 millions d’euros par an.
Hausses notables des forfaits hospitaliers dès 2026
Alors que la question du financement du système de santé occupe régulièrement le devant de la scène, une nouvelle étape s’annonce pour les assurés : à partir du 1er mars 2026, plusieurs forfaits médicaux facturés aux patients vont sensiblement augmenter. La publication au Journal officiel ne laisse plus place au doute : les tarifs appliqués lors d’une hospitalisation ou d’un passage aux urgences seront revus à la hausse.
Le principal changement concerne le forfait journalier hospitalier, qui représente la part des frais d’hébergement et d’entretien restant à la charge des patients. Il passera ainsi de 20 à 23 euros par jour. Les services de psychiatrie ne sont pas épargnés : ici, le tarif grimpe de 15 à 17 euros. Quant au forfait patient urgences (FPU), il atteindra bientôt 23 euros – contre 19,61 euros actuellement – lorsqu’une visite aux urgences n’aboutit pas à une hospitalisation.
Des exceptions et une prise en charge partielle
Toutes les personnes concernées ne verront toutefois pas leur facture augmenter. Plusieurs catégories bénéficient d’une exonération automatique : il s’agit notamment des femmes enceintes en fin de grossesse, des nouveaux-nés, ou encore des titulaires de la complémentaire santé solidaire (C2S), héritière de l’ex-CMU. Pour ces patients, l’Assurance maladie prend directement en charge le paiement du forfait.
Par ailleurs, ces montants restent généralement couverts par les complémentaires santé pour les assurés disposant d’un contrat adéquat – notamment via les « contrats responsables » soutenus fiscalement par l’État et largement plébiscités tant par les patients que par les assureurs.
L’impact économique et social en question
Mais derrière cette mesure technique se profilent des enjeux majeurs. Selon le ministère de la Santé, ces ajustements devraient permettre à la Sécurité sociale d’économiser près de 400 millions d’euros dès cette année, puis jusqu’à 450 millions d’euros sur un exercice complet. L’objectif affiché ? « Corriger la baisse de participation financière des complémentaires dans l’hôpital observée ces dernières années », justifie le ministère, qui assure qu’il s’agira d’une réforme « indolore pour la grande majorité des assurés ».
Cependant, le syndicat Unsa avertit : mécaniquement, la hausse des forfaits pourrait entraîner une progression parallèle des tarifs proposés par les complémentaires santé.
Coup de projecteur sur les plus précaires
Néanmoins, tout le monde ne possède pas ce filet protecteur. D’après la direction statistique du ministère (Drees), environ 4 % des Français – soit près de 2,5 millions de personnes – vivent sans complémentaire santé et doivent donc assumer seuls ces coûts supplémentaires.
Parmi les ménages les plus modestes (les 10 % les plus pauvres), cette proportion grimpe même à 12 %. De quoi interroger sur l’équité réelle face à cette évolution tarifaire du système hospitalier français.