En bref
- Le Prénom passe ce soir sur TF1
- Le film vient d’une pièce créée en 2010
- Deux César et plus de trois millions d’entrées
Ce soir, TF1 remet à l’antenne Le Prénom, diffusé vers 21h05. Plus de dix ans après sa sortie en salles, la comédie garde un drôle d’effet. On connaît le principe, on voit venir la gêne, et pourtant ça fonctionne encore.
Un dîner banal qui tourne très vite
Le film, sorti en France le 25 avril 2012 puis lancé un peu plus tard ailleurs en Europe avant une sortie américaine fin 2013, adapte la pièce du même nom écrite par Alexandre de La Patellière et Matthieu Delaporte. Le décor, lui, tient en peu de choses. Un dîner chez Élisabeth, jouée par Valérie Benguigui, et son mari Pierre, incarné par Charles Berling.
Autour de la table, on retrouve Vincent (Patrick Bruel), frère d’Élisabeth, leur ami Claude (Guillaume de Tonquédec) et Anna (Judith El Zein). Le point de départ est simple, presque trop simple. Vincent révèle le prénom qu’il veut donner à son futur enfant, et la soirée déraille.
Du théâtre à l’écran, avec quelques retouches
La mécanique n’est pas née au cinéma. La pièce originale avait été jouée dès 2010, avec quasiment toute la même distribution principale. Une exception compte quand même, Pierre. Sur scène, le rôle était d’abord tenu par Jean-Michel Dupuis, remplacé ensuite à l’écran par Charles Berling.
Les réalisateurs avaient expliqué à L’Express qu’ils voulaient un Pierre différent, plus animal, plus coq, presque en miroir de Patrick Bruel. Le choix est cohérent, clairement. Le film ajoute aussi des scènes absentes de la pièce, notamment celles où apparaît Françoise, la mère d’Élisabeth et de Vincent, jouée par Françoise Fabian.
Et la pièce continue sa route. Elle a été récemment rejouée avec Florent Peyre, Jonathan Lambert, Marie-Julie Baup et Sébastien Castro dans les rôles principaux.
Des César et un vrai succès en salles
Le film n’a pas seulement bien vieilli dans les mémoires. Il a aussi très bien marché au moment de sa sortie. Le Prénom a attiré plus d’un million de spectateurs dès sa première semaine, avant de terminer son exploitation au-delà des trois millions d’entrées.
Côté récompenses, il avait obtenu cinq nominations lors de la 38e cérémonie des César. Deux trophées sont finalement tombés, celui de la meilleure actrice dans un second rôle pour Valérie Benguigui, et son équivalent masculin pour Guillaume de Tonquédec. Un score solide pour une adaptation de théâtre, ce qui n’est pas si fréquent.
Vos questions, nos réponses
Le film est-il fidèle à la pièce d’origine ?
Oui, dans son ossature. Le cœur du récit, ce dîner qui se transforme en règlement de comptes, vient directement de la pièce écrite par Alexandre de La Patellière et Matthieu Delaporte. Le film garde aussi presque les mêmes interprètes, avec quelques ajustements et des scènes ajoutées pour mieux respirer à l’écran.
Pourquoi le rôle de Pierre a-t-il changé ?
Les réalisateurs voulaient un personnage plus nerveux, plus frontal. C’est ce qui a conduit au remplacement de Jean-Michel Dupuis par Charles Berling. L’idée n’était pas de corriger la pièce, mais de donner au personnage une autre présence dans la version cinéma.
Que signifie « second rôle » aux César ?
Il s’agit d’une catégorie qui récompense un comédien ou une comédienne dont le personnage n’est pas au centre absolu du film, mais reste essentiel à son équilibre. Dans Le Prénom, les prix obtenus par Valérie Benguigui et Guillaume de Tonquédec disent bien l’importance de l’ensemble de la distribution.
Pourquoi ce film a-t-il autant marché en salles ?
Le dispositif est très simple, donc très lisible. Une situation du quotidien, un groupe bien identifié, puis une montée de tension continue. Ce genre de comédie, quand les dialogues tiennent bon et que le casting suit, peut toucher très large. C’est sans doute ce qui explique ses plus de trois millions d’entrées.