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Le dirigeant d’Intermarché exhorte l’État à baisser sa part sur les prix des carburants

Économie > Gouvernement > Grande distribution > Carburant
Par Morgan Fromentin,  publié le 18 mars 2026 à 12h00.
Économie
Gros plan d une buse de carburant dans un réservoir en palette minimaliste

Image d'illustration. Gros plan d une buse de carburant dans un réservoir en palette minimalisteADN

Le dirigeant d’Intermarché interpelle les autorités publiques en réclamant une baisse de la fiscalité sur les carburants. Selon lui, une diminution de la part de l’État permettrait d’alléger le coût à la pompe pour les consommateurs.

Tl;dr

  • L’État invité à réduire sa marge sur les carburants.
  • Distributeurs contestent leur responsabilité dans la hausse des prix.
  • Débat persistant sur le rôle fiscal de l’État.

Débat vif autour de la fiscalité sur les carburants

Alors que le prix du carburant continue d’alimenter les tensions dans l’Hexagone, le patron du Groupement Mousquetaires/Intermarché, Thierry Cotillard, a provoqué un certain émoi ce lundi au salon Franchise Expo à Paris. Selon lui, il serait temps que l’État « réduise sa marge » pour mieux contenir l’envolée des tarifs liée à la situation au Moyen-Orient. S’exprimant sans détour, il estime que « L’État doit surtout prendre ses responsabilités », balayant d’un revers l’idée selon laquelle les distributeurs seraient à blâmer.

Les distributeurs contre-attaquent : une marge minimisée

La polémique n’est pas nouvelle, mais elle prend de l’ampleur ces derniers jours. L’accusation d’une hausse excessive orchestrée par les enseignes est jugée « assez malhonnête intellectuellement » par M. Cotillard, qui affirme que l’essence, pour les supermarchés, reste avant tout « un produit d’appel ». La logique commerciale voudrait donc qu’ils n’aient aucun intérêt à gonfler leurs profits sur ce poste très surveillé. Dans la foulée, Intermarché s’est engagé à appliquer « une marge minimale » et à répercuter immédiatement toute baisse du prix du pétrole auprès des clients.

L’État pointé du doigt, mais se défend fermement

Ce débat avait déjà été ravivé quelques jours plus tôt par Dominique Schelcher, PDG de la Coopérative U. Il avançait que l’État ressortirait en réalité « grand gagnant » de cette flambée des prix à la pompe : plus de 51 % du montant payé finirait dans ses caisses. Cependant, lors d’une réunion récente organisée au ministère de l’Économie avec les principaux distributeurs, aucun accord concret n’a émergé concernant un éventuel encadrement tarifaire.

Pour clarifier sa position, le ministère a rappelé que la majorité des recettes fiscales issues des carburants « ne dépendait pas du prix du carburant », précisant toutefois que seule la part relative à la TVA, variable avec le montant total, progressait en cas d’augmentation.

Tensions persistantes et perspectives incertaines

Dans ce contexte tendu où chaque acteur renvoie la balle, difficile pour les consommateurs d’y voir clair. Les responsables de la grande distribution persistent : ils ne tireraient pas bénéfice d’une hausse injustifiée. Du côté des pouvoirs publics, on réfute fermement toute accusation d’enrichissement excessif lié à la conjoncture.

À ce jour, plusieurs éléments restent donc en suspens :

  • Marge réelle des distributeurs sur les carburants.
  • Poids fiscal supporté par les automobilistes.
  • Négociations entre État et grandes enseignes.

Le débat ne semble donc pas près de se refermer.

Le Récap
  • Tl;dr
  • Débat vif autour de la fiscalité sur les carburants
  • Les distributeurs contre-attaquent : une marge minimisée
  • L’État pointé du doigt, mais se défend fermement
  • Tensions persistantes et perspectives incertaines
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