L’appel de 220 personnalités pour un front uni contre le RN aux législatives

Dans une tribune du "Monde" le mardi 25 juin 2024, plus de 220 figures du socialisme, de l'écologisme et du macronisme appellent à l'établissement d'un accord de désistement contre le Rassemblement national entre la droite, le centre et la gauche pour les deux tours des législatives.

Isoloir élection
Image d'illustration. Isoloir élection — ADN

Tl;dr

  • Plus de 220 personnalités politiques appellent à un accord de désistement contre le RN.
  • Cet accord comprend le centre, la gauche et la droite.
  • La France insoumise n’est pas mentionnée dans la lettre ouverte.
  • Le RN est qualifié de « dangereux » pour la démocratie française.

Une alliance contre le Rassemblement National

En ce mardi 25 juin 2024, plus de 220 personnalités politiques socialistes, écologistes et macronistes lancent un appel à travers une tribune publiée dans Le Monde.

Leur message adressé aux forces du centre, de la gauche et de la droite est clair : il faut s’unir contre le Rassemblement national (RN).

Un accord de désistement exigé

Selon ces personnalités politiques, un accord de désistement entre les deux tours des législatives contre le RN devrait être mis en place. Cet accord « devrait être affiché clairement dès maintenant », insistent-ils, « sans attendre le 30 juin », par les responsables de toutes les forces démocratiques.

Parmi ces signataires se trouvent des personnalités de la politique française, telles Olivier Faure, Marine Tondelier, Clément Beaune et Agnès Pannier-Runacher. Il est à noter que le parti de la France insoumise, lui, n’est pas représenté dans cette démarche. On y trouve également l’ancien secrétaire de la CFDT, Laurent Berger.

Une charge contre le RN

Les auteurs de l’appel pointent du doigt le RN, et ce qu’ils estiment être « une dangereuse illusion ». Selon eux, sous un « ravalement de façade », l’idéologie du parti serait inchangée.

« L’extrême droite reste ce qu’elle a toujours été, une ennemie décidée de la démocratie et un propagateur de haine », affirment-ils, mettant en garde contre le danger qu’elle représenterait pour les institutions françaises.

Une position difficile pour certains partis

Le camp macroniste et les Républicains se sont pour l’instant refusés à donner une consigne générale de désistement. La position est objectivement délicate, surtout pour la droite républicaine.

Toutefois, la cheffe des Écologistes, Marine Tondelier, a annoncé hier que les candidats de son parti se retireraient si leur maintien favorisait une victoire du RN. La balle est désormais dans le camp des autres forces politiques, appelées à marquer clairement leur position.

Jérôme Nelra

Spécialiste Politique

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