En bref
- 19 000 documents copiés
- 64 000 photos d’identité récupérées
- Pas de mots de passe volés
Ce sont surtout les données personnelles qui ressortent de cette nouvelle attaque contre la Fédération française de tir. L’organisation a indiqué avoir subi une nouvelle cyberattaque durant la semaine du 12 octobre 2026.
Des données personnelles, des photos et des dossiers copiés
Pour la plupart des licenciés, actuels comme anciens, les informations consultées ou récupérées concernent le nom, le prénom, le club, la catégorie d’âge et, quand il existe, le grade Cibles Couleurs avec sa date de validation. La mention d’une pratique handisport fait aussi partie des données touchées.
L’attaque ne s’arrête pas là. La Fédération française de tir évoque aussi environ 64 000 photos d’identité récupérées, ainsi que près de 19 000 documents déposés par des licenciés dans leur espace, notamment des certificats d’aptitude à la pratique du tir sportif.
Cas plus sensible encore, 55 licenciés ont vu leur dossier complet copié. La fédération précise qu’elle les contacte individuellement.
Une intrusion passée par des comptes de licenciés
D’après la FFTir, l’attaquant s’est connecté à l’espace licencié EDEN en utilisant des comptes de licenciés dont les identifiants avaient été obtenus ou devinés.
Son adresse a été repérée puis bloquée dès le soir du 12 octobre. L’hébergeur a ensuite alerté la fédération le lendemain matin. Une plainte a été déposée.
Le point important, ici, c’est que l’intrusion est passée par des accès de licenciés, pas par une annonce d’effacement des données ou de paralysie de la plateforme. Résultat, on est face à une affaire de consultation et copie de données.
Ce qui n’a pas été touché
La Fédération française de tir insiste sur un point, les informations liées à la possession d’armes n’ont pas été concernées, tout simplement parce qu’elle ne détient pas ces données.
Même précision pour les mots de passe, qui ne sont pas touchés. Il n’y a pas non plus de données bancaires dans les outils visés.
Une fédération déjà frappée, dans un secteur sous pression
Cette nouvelle attaque intervient un an après un précédent piratage, en octobre 2025. À l’époque, les données de 250 000 adhérents et de 750 000 anciens licenciés de la FFTir avaient été dérobées.
Certaines avaient ensuite servi à commettre des vols d’armes en France, par effraction ou en usurpant une fausse qualité, celle de policier par exemple.
Et la FFTir n’est pas un cas isolé. Récemment, le Stade français a aussi été visé, comme d’autres fédérations françaises, dont celles de handball, de rugby, de basket, d’athlétisme et de tennis de table. Ce nouvel épisode confirme surtout une chose, les bases de données sportives sont devenues des cibles régulières.