En bref
- Un groupe d’amis se retrouve prisonnier d’une route infinie entourée d’une forêt menaçante.
- Chaque arrêt déclenche une attaque mystérieuse venue des bois.
- It Ends explore une peur plus étrange, entre cauchemar, isolement et perte de repères.
Une route isolée, une forêt autour, et plus de retour possible. Le trailer de It Ends pose tout de suite son ambiance, celle d’un cauchemar qui n’avance jamais mais qui ne vous lâche pas non plus.
Une route, une voiture, et plus aucune sortie
It Ends suit quatre amis fraîchement diplômés, réunis pour se retrouver quelque temps après la fac. Phinehas Yoon, Akira Jackson, Noah Toth et Mitchell Cole incarnent ce groupe qui prend une mauvaise route, littéralement. Ils découvrent vite que cette route et la forêt qui l’entoure semblent ne pas avoir de fin, et qu’il n’existe aucun moyen de faire demi-tour.
Le pire arrive quand ils s’arrêtent. S’ils quittent la voiture trop longtemps, des dizaines de personnes surgissent des bois et attaquent violemment le groupe ainsi que le véhicule. L’idée est simple, mais elle a un vrai potentiel de tension. Pas de monstre compliqué, pas de lore déversé à la truelle, juste un piège qui se referme.
Un faux film de poursuite, un vrai thriller existentiel
Sur le papier, on pourrait croire à un survival nerveux ou à un film de chasse assez classique. Le trailer laisse entendre autre chose. Alexander Ullom, qui signe ici son premier long métrage, reprend des thèmes proches du film de boucle temporelle, mais sans refaire la même mécanique.
Le cœur du projet semble être ailleurs, dans la façon dont les personnages affrontent leur place dans le monde, leur liberté, et ce qui leur arrive sans qu’ils l’aient choisi. Le film est présenté comme un thriller existentiel, plus proche par moments de l’angoisse métaphysique que de l’horreur frontale. Et ça, franchement, ça change un peu.
Pourquoi le film se rattache à la vague liminal horror ?
It Ends s’inscrit aussi dans la mouvance de la liminal horror, un sous-genre encore en train de se définir. Sa force vient moins d’une formule fixe que d’une sensation, celle d’espaces ou de situations qui paraissent familiers et profondément faux en même temps.
Dans cette famille, on retrouve des références comme Backrooms, Skinamarink, Exit 8 ou encore Five Nights at Freddy’s. Certaines œuvres jouent sur des lieux, d’autres sur des figures troublantes. It Ends, lui, semble pousser cette logique vers quelque chose de plus théâtral et mental, avec des personnages forcés de parler, d’attendre, de tenir. Une variation qui peut faire sa place.
Une sortie déjà calée chez NEON
Le film sera distribué par NEON le 21 août 2026. Pour un premier long métrage, Alexander Ullom arrive avec une proposition qui ne ressemble pas au simple clone de Backrooms que son image pourrait laisser croire.
Bon, le trailer vend bien l’angoisse. Mais ce qui intrigue vraiment, c’est ce mélange entre horreur liminale, discussion existentielle et cauchemar sans sortie. Sur ce terrain-là, It Ends a peut-être trouvé sa propre route, même si elle n’a pas l’air d’avoir une fin.