Irak : une fillette de 4 ans marginalisée pour une maladie rare recouvrant son corps de poils

Haoura est une jeune Irakienne de 4 ans marginalisée par les autres enfants : elle est ainsi née avec une maladie rare recouvrant son corps de poils. Une guérison est possible, mais actuellement inaccessible pour ses parents en raison du coût des soins.

Vue spectaculaire des montagnes du Kurdistan irakien illuminées par un coucher de soleil flamboyant
Vue des montagnes du Kurdistan irakien — ADN

Haoura est une petite fille de 4 ans vivant en Irak. Quand elle est venue au monde, un grain de beauté de taille non négligeable s’est imposé sur sa peau. Mais au fil du temps, ce grain de beauté a pris de l’ampleur pour finalement prendre la forme d’une tache ayant depuis recouvert une grande partie du corps de la fillette.

Les images que nous montre franceinfo témoignent d’une pilosité anormalement développée pour une enfant de son âge. Et ces poils de sérieusement la déranger. « En été, elle joue dehors dans le sable et transpire et ça la démange. Ça la gratte », indique ainsi sa mère Aliya.

Atteinte d’une maladie rare lui faisant pousser des poils, une fillette en attente de soins

La famille de Haoura voudrait au moins la soulager de ses démangeaisons en requérant les services d’un dermatologue, mais les soins de base apparaissent trop coûteux. En plus de ce problème, la petite fille doit aussi affronter le regard des autres enfants.

Ces derniers ne comprennent ainsi pas qu’elle souffre d’une maladie rare, et la marginalisent en conséquence. Haoura ne quitte donc pratiquement jamais son village.

« C’est une enfant normale, elle est comme tout le monde »

Ahmad, frère de Haoura, rappelle que « c’est une enfant normale, elle est comme tout le monde. Elle sort dehors et joue normalement avec ses frères mais quand elle quitte la maison, nos voisins se moquent d’elle et ne la laissent pas jouer avec eux. »

Parce que Haoura est curieuse du monde qui l’entoure et également parce que sa tache pourrait, à terme, se transformer en cancer de la peau, sa mère souhaite qu’elle soit traitée hors des frontières irakiennes pour débuter une nouvelle vie, bien plus saine que la précédente.

Gael Brulin

Spécialiste Santé

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