En bref
- Conférence irlandaise interrompue en Serbie
- Questions politiques puis accusation de racisme
- Le match retour se joue dimanche
La double confrontation entre l’Irlande et Israël en Ligue des nations continue de déborder du terrain. Samedi 3 octobre 2026, à la veille du match retour prévu à Backa Topola, en Serbie, la conférence de presse du sélectionneur irlandais a été interrompue après des échanges tendus avec des journalistes israéliens.
Un match retour pris dans un contexte déjà très lourd
Ce nouvel incident ne tombe pas de nulle part. L’Irlande soutient de longue date la cause palestinienne, et cette série de deux matches contre Israël, sur fond de guerre à Gaza, a déjà suscité plusieurs controverses.
Des joueurs irlandais avaient envisagé de boycotter le match aller pour protester contre l’offensive israélienne. La rencontre a finalement bien eu lieu dimanche dernier à Debrecen, en Hongrie, car Israël ne peut pas recevoir sur son territoire en raison de la situation sécuritaire. Le retour, lui, se dispute en Serbie, la fédération irlandaise ayant refusé d’accueillir la rencontre chez elle pour les mêmes raisons.
La conférence bascule après deux interventions
La tension est montée quand une journaliste, en anglais, a interrogé Heimir Hallgrimsson, sélectionneur de l’Irlande, sur l’attaque menée mercredi contre un vol de Flydubai reliant les Émirats arabes unis à Israël. La justice émiratie et les autorités israéliennes ont qualifié les faits d’acte terroriste. L’identité de cette journaliste n’a pas été établie à ce stade.
Un attaché de presse a coupé court en expliquant que la délégation irlandaise ne répondrait qu’à des questions de football. Mais quelques instants plus tard, un autre journaliste a accusé les joueurs irlandais d’avoir traité les Israéliens de singes pendant le match aller. L’attaché de presse a rejeté l’accusation, à plusieurs reprises, en la jugeant totalement fausse, avant que le micro du journaliste ne lui soit retiré.
Et là, la conférence s’est arrêtée. Le journaliste a lancé « Ne me touchez pas, ne me touchez pas » pendant que la délégation irlandaise mettait fin à l’échange.
Sur le terrain, les gestes avaient déjà crispé l’atmosphère
Le premier match avait laissé des traces. L’Irlande s’était imposée 3-0, et plusieurs gestes avaient été remarqués. Les joueurs irlandais portaient un brassard noir, ils ont baissé la tête pendant l’hymne israélien et, avant le coup d’envoi, il n’y a eu ni poignée de mains entre capitaines ni échange de fanions.
Ce sont des signaux très visibles, et dans ce type d’affiche, ils pèsent presque autant que le score.
La réponse israélienne reste strictement sportive
Plus tard dans la journée, le sélectionneur d’Israël, Ran Ben Shimon, a refusé d’entrer sur le terrain politique. Il a expliqué que sa seule priorité était l’amélioration tactique de son équipe et son approche du jeu.
Les autorités israéliennes, elles, avaient déjà réagi aux initiatives de la sélection irlandaise. Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar, avait accusé Dublin d’être « du mauvais côté de l’Histoire ».