Fifa : Richard Masters attaque Infantino sur les capitaux privés

Richard Masters accuse vivement Gianni Infantino d’avoir fragilisé la Fifa avec son projet, depuis abandonné, d’ouverture aux investisseurs privés.

Entrée d’un bâtiment avec logo Fifa
Image d'illustration. La Fifa est critiquée sur les capitaux privés. — ADN

En bref

  • Richard Masters attaque Gianni Infantino
  • Le projet d’investisseurs privés est abandonné
  • La gouvernance de la Fifa est contestée

La pression monte autour de Gianni Infantino au moment où le président de la Fifa vise une réélection en mars 2027. Mardi, la contestation a pris un tour plus net avec les propos de Richard Masters, patron de la Premier League, qui s’est joint aux appels réclamant une refonte de la gouvernance de l’instance mondiale.

Une contestation qui vise la gouvernance

Au-delà du dossier financier, c’est bien le fonctionnement de la Fifa qui est visé. La Fédération anglaise, dans la même ligne que l’UEFA, critique une gouvernance jugée opaque. Le sujet prend du poids parce qu’il touche à la manière dont les grandes décisions sont prises, pas seulement à leur contenu.

Dans ce contexte, les propos de Richard Masters pèsent plus lourd que la simple réaction d’un dirigeant de championnat. Le patron de la Premier League, championnat national de clubs le plus puissant du football mondial, réclame lui aussi une remise à plat.

Richard Masters cible un projet abandonné

Le point de rupture, c’est le projet de la Fifa d’ouvrir son capital à des investisseurs privés, avant d’y renoncer. Pour Richard Masters, l’organisation a créé seule la crise qu’elle subit aujourd’hui.

Il a même employé des mots très durs, estimant que la Fifa avait appuyé sur « le bouton d’autodestruction ». Il a aussi jugé que l’instance s’était infligé elle-même cette blessure, et que les conséquences de cette décision pesaient désormais sur les solutions à trouver. Son autre ligne de critique est claire, céder une part de la Coupe du monde n’a pas de sens pour une organisation à but non lucratif.

Le front anglais rejoint l’UEFA

Sur ce point, Richard Masters estime que la Fédération anglaise a adopté la bonne position face à Gianni Infantino. Le signal est politique autant que sportif.

Car le front critique ne vient pas seulement d’Angleterre. L’UEFA partage ce reproche sur le manque de clarté dans la gouvernance de la Fifa. Résultat, le débat ne porte plus uniquement sur une idée abandonnée, mais sur la capacité de l’instance à restaurer la confiance.

Reste la question d’un adversaire crédible

Le problème, pour les opposants à Gianni Infantino, est qu’aucun candidat évident ne se dégage encore. Richard Masters avance qu’une candidature issue de l’union en train de se former devrait mettre à son programme la réforme de la Fifa, et même celle du rôle du président.

Bref, la critique se structure, mais l’alternative reste floue. Et c’est sans doute le point le plus concret à ce stade, la contestation existe, le rapport de force, lui, reste à construire.

Jérôme Nelra

Éditeur·rice

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