Fièvre de Lassa : qu’est-ce que cette maladie identifiée en France ?

Un cas de cette fièvre, habituellement présente dans certains pays d'Afrique, a été identifié pour la première fois en France. Connaissez-vous son mode de transmission ?

Laboratoire
Image d'illustration. Laboratoire — ADN

Tl;dr

  • Un premier cas de fièvre de Lassa a été détecté en France.
  • La fièvre de Lassa est une fièvre hémorragique endémique en Afrique.
  • La maladie est grave, surtout chez la femme enceinte, et il n’existe pas de vaccin.
  • Les autorités sanitaires ont contacté les personnes à risque.

Fièvre de Lassa : un premier cas détecté en France

Selon les informations transmises ce jeudi 2 mai par le ministère de la Santé, la France a enregistré son premier cas de fièvre de Lassa. Il s’agit d’un militaire qui a été hospitalisé en Ile-de-France après être rentré de l’étranger. Son état ne suscite toutefois « pas d’inquiétude », a souligné le ministère.

Une maladie endémique en Afrique

Originaire de certains pays d’Afrique, la fièvre de Lassa est une fièvre hémorragique virale pouvant causer des symptômes divers tels que des vomissements, nausées, douleurs abdominales, et céphalées.

D’après l’Institut Pasteur, ces symptômes peuvent s’aggraver avec l’apparition d’œdèmes, de signes hémorragiques, et plus rarement d’encéphalites dans les cas sévères.

Situation critique pour les femmes enceintes et absence de vaccin

Une attention particulière est portée aux femmes enceintes, puisque la maladie est d’une extrême gravité pour cette population, pouvant souvent conduire à la mort de la mère et systématiquement de l’enfant à naître. Cliniquement, la fièvre disparaît environ 10 jours après le début des symptômes mais la fatigue peut persister plusieurs semaines. Malheureusement, il n’existe pas encore de vaccin contre cette maladie, bien que des vaccins soient actuellement à l’étude.

Mesures prises par les autorités sanitaires

Face à cette situation, une enquête est en cours afin de déterminer les personnes qui ont été en contact à risque avec le patient. Ces personnes ont été contactées par les autorités sanitaires qui leur recommandent de surveiller strictement l’apparition de symptômes pendant 21 jours après le dernier contact à risque.

Jérôme Nelra

Spécialiste Santé

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