Et si Alzheimer n’était pas vraiment une maladie du cerveau ?

Un expert révèle qu'en réalité, la maladie d'Alzheimer pourrait ne pas être une affection cérébrale comme on l'a toujours cru.

Schema cerveau
Image d'illustration. Schema du cerveau — ADN

Tl;dr

  • L’origine de la maladie d’Alzheimer fait débat parmi les chercheurs.
  • Des doutes existent sur l’efficacité de l’aducanumab, un traitement ciblant les protéines bêta-amyloïdes.
  • Une nouvelle théorie suggère que l’Alzheimer pourrait être une maladie auto-immune.

La quête controversée d’un remède à la maladie d’Alzheimer

La recherche d’un remède à la maladie d’Alzheimer est devenue un parcours semé d’embûches, marqué par de nombreux débats houleux. L’origine même de cette maladie fait l’objet de controverses.

En 2022, le magazine Science rapportait que des données possiblement falsifiées avaient été à la base d’une étude primordiale publiée en 2006, affirmant que la protéine bêta-amyloïde était la cause de l’Alzheimer.

Le cas épineux de l’aducanumab

En 2021, l’administration américaine des aliments et des médicaments (FDA) donnait son aval à l’aducanumab, un médicament ciblant cette protéine, malgré des données incomplètes et contradictoires sur son efficacité.

Les avis divergent parmi les médecins : certains pensent que ce traitement n’aurait jamais dû être approuvé, tandis que d’autres plaident pour lui donner sa chance.

Une nouvelle approche de la maladie d’Alzheimer

Depuis des années, les chercheurs se concentrent sur la prévention de la formation de ces amas de protéines dans le cerveau, sans pour autant parvenir à développer un traitement efficace.

Face à ce constat, une nouvelle approche voit le jour : considérer l’Alzheimer non plus comme une maladie du cerveau, mais comme un trouble du système immunitaire de cet organe.

L’Alzheimer, une maladie auto-immune ?

Une théorie développée par le Krembil Brain Institute de Toronto suggère que la bêta-amyloïde serait une molécule participant à la réponse immunitaire du cerveau.

Le problème viendrait du fait que cette protéine, ne parvenant pas à distinguer les cellules du cerveau des bactéries, attaquerait les cellules cérébrales qu’elle est censée protéger. Cette attaque auto-immune serait à l’origine des pertes de mémoire caractéristiques de la maladie d’Alzheimer.

Cette théorie est l’une des nombreuses pistes explorées par les chercheurs. Certains pensent que l’Alzheimer serait liée à une infection cérébrale, d’autres évoquent une mauvaise gestion des métaux dans le cerveau.

On en pense quoi ?

Il est encourageant de voir que les chercheurs ne ménagent pas leurs efforts pour mieux comprendre cette maladie dévastatrice. Il est essentiel de continuer à explorer toutes les pistes, y compris celles qui remettent en cause les idées reçues. Seule une compréhension plus profonde de l’Alzheimer nous permettra de mettre au point des traitements efficaces et d’offrir un meilleur soutien aux millions de personnes touchées par cette maladie.

Benjamin

Spécialiste Santé

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