En bref
- L’endométriose peut rendre les rapports douloureux.
- Des adaptations peuvent améliorer le confort.
- Si la douleur persiste, une prise en charge s’impose.
En France, l’endométriose touche environ une femme sur dix en âge de procréer, soit près de 1,5 à 2,5 millions de personnes. Parmi elles, certaines voient leur sexualité perturbée par des douleurs pendant ou après les rapports. Le sujet reste intime, mais il est loin d’être marginal.
Une douleur fréquente, mais très différente selon les cas
Ces douleurs peuvent être superficielles, à l’entrée du vagin, ou plus profondes. Tout dépend notamment de la localisation des lésions, en particulier lorsqu’elles se trouvent près des organes pelviens.
Autre point utile, l’intensité de la douleur ne correspond pas forcément à l’importance des lésions ni à leur nombre. Deux personnes atteintes d’endométriose peuvent donc vivre des situations très différentes, avec des gênes qui ne se ressemblent pas.
Repenser le rapport pour remettre le confort au centre
Quand les rapports déclenchent une dyspareunie liée à l’endométriose, il peut être nécessaire de sortir du schéma du rapport sexuel habituel. L’idée, ici, est simple : remettre le confort et le plaisir au centre.
Si une position, un rythme ou une profondeur de pénétration provoque une douleur, mieux vaut arrêter ou changer. Pas de quoi forcer. Certaines positions, quand la femme contrôle davantage la vitesse des mouvements et la profondeur, peuvent être plus faciles à vivre. D’autres préfèrent une pénétration moins profonde. Il n’existe pourtant pas de solution universelle.
Pourquoi la préparation compte aussi
Prendre plus de temps avant la pénétration peut aider. L’excitation favorise la lubrification naturelle et modifie aussi l’anatomie vaginale, ce qui peut rendre le rapport plus confortable.
Un lubrifiant peut également compléter cette lubrification et limiter les frottements. Ce n’est pas un détail. Pour certaines, ce type d’adaptation peut réduire une part de l’inconfort.
Quand il ne faut pas simplement faire avec
Mais si la douleur continue malgré ces ajustements, il ne faut pas s’installer dans l’idée qu’il faut la supporter. L’endométriose peut entraîner un cercle vicieux : la peur d’avoir mal provoque une tension des muscles du plancher pelvien, ce qui complique encore le rapport et augmente la douleur.
Dans ce cas, une prise en charge plus large peut être nécessaire. Elle peut associer le traitement de l’endométriose, la prise en charge de la douleur, une kinésithérapie spécialisée du périnée ou un accompagnement psychosexuel.
Et il y a aussi la parole. La communication avec le partenaire compte, quand même. Dire ce qui fait mal, ce qui soulage et ce qu’il faut éviter permet de sortir d’une logique de performance, souvent contre-productive dans ce type de situation.