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En refusant une greffe du cœur, elle offre une seconde chance à sa fille

Santé > Enfant > Cœur > Greffe
Par Morgan Fromentin,  publié le 18 septembre 2025 à 8h00.
Santé
Gros plan d un enfant portant des lunettes colorées

Image d'illustration. Gros plan d un enfant portant des lunettes coloréesADN

En refusant de subir une greffe du cœur, une mère a permis à sa fille de recevoir l’organe salvateur à sa place. Ce choix bouleversant a changé le destin de leur famille et souligne la puissance du sacrifice maternel.

Tl;dr

  • Une fillette guérie d’une grave cardiomyopathie sans greffe.
  • Le rôle clé de nouveaux médicaments et de la foi familiale.
  • L’insuffisance du dépistage et du don d’organes en Inde.

Un combat mené contre la maladie

Le parcours de cette jeune patiente originaire de Thane, suivie par la docteure Tanuja Karande, fait figure d’exception dans le monde de la cardiomyopathie pédiatrique. À seulement 12 ans, son cœur ne fonctionnait plus qu’à 5 % — un seuil critique, quand le standard pour un enfant en bonne santé avoisine les 60 %. Les symptômes s’étaient installés : souffle court permanent, perte d’appétit, impossibilité quasi-totale de marcher. L’équipe médicale avait déjà envisagé l’option ultime : la greffe cardiaque.

Quand l’intuition défie la science

Pourtant, au moment où une greffe devenait possible, la mère de l’enfant crée la stupeur : elle refuse l’intervention. Son intime conviction ? « Je sais que ma fille guérira avec les médicaments. S’il vous plaît, soignez-la. Je ne veux pas qu’elle subisse cette transplantation. » Si le père demeurait hésitant, cette détermination maternelle imposait un choix cornélien à l’équipe médicale. Selon la docteure Tanuja Karande, rejeter une greffe à ce stade équivalait presque à refuser une chance de survie. Malgré tout, un compromis fut trouvé : poursuivre une prise en charge médicamenteuse intensive tout en gardant ouverte l’option du retour sur liste de transplantation en cas d’aggravation.

La médecine avance… et surprend encore

L’équipe a alors misé sur des traitements innovants : introduction progressive de nouveaux médicaments anti-insuffisance cardiaque, jusque-là surtout réservés aux adultes en Inde. La prudence était de mise : mal administrés, ces traitements peuvent empirer la situation. Or, cette fois, ils ont été bien tolérés et deux autres molécules avancées sont venues compléter le protocole. Suivi rigoureux — consultations hebdomadaires, mesures strictes des paramètres vitaux — et engagement sans faille des parents ont permis un progrès spectaculaire : au fil des mois, l’adolescente a retrouvé appétit et énergie. Au bout de neuf mois, sa fonction cardiaque atteignait un inespéré 55 %.

À ce jour, souligne la spécialiste, après vingt ans d’expérience, elle n’a été témoin que d’une poignée de telles récupérations chez des patients atteints d’une forme génétique sévère.

Pistes pour mieux prendre en charge demain

Ce cas rare met crûment en lumière certaines carences : le déficit criant en dépistage précoce, une faible sensibilisation parmi les professionnels et le public ainsi qu’un taux dérisoire de dons d’organes pédiatriques — moins de 0,9 donneur par million d’habitants en Inde. Pourtant, près d’un tiers des enfants souffrant d’insuffisance cardiaque auront besoin d’une greffe un jour.

À chaque nouvelle consultation difficile, ce récit inspire médecins comme familles : croire à l’improbable reste parfois salvateur là où ni les chiffres ni les protocoles ne suffisent.

Le Récap
  • Tl;dr
  • Un combat mené contre la maladie
  • Quand l’intuition défie la science
  • La médecine avance… et surprend encore
  • Pistes pour mieux prendre en charge demain
En savoir plus
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