Dans l’Aube, une soirée de parachutistes amateurs dégénère : costumes du Ku Klux Klan et maquillages racistes

Image d'illustration. Parachute coloré sur l herbeADN
Lors d'une soirée organisée par un club de parachutisme amateur, plusieurs participants ont arboré des costumes évoquant le Ku Klux Klan ou se sont grimés en noir, provoquant une vive polémique et soulevant de sérieuses accusations de racisme.
Tl;dr
- Soirée raciste dans un club de parachutisme à Brienne-le-Château.
- Vidéo montre des déguisements KKK et blackface.
- Fédération saisit la justice et suspend les responsables.
Un club de parachutisme au cœur d’un scandale raciste
Le week-end dernier, une soirée organisée par un club de parachutisme amateur a soudainement plongé Brienne-le-Château, paisible commune de l’Aube, dans une tourmente inattendue.
Ce qui devait être une fête de clôture de saison s’est transformé en scène choquante : cinq membres du club sont apparus vêtus comme des membres du Ku Klux Klan, arborant tuniques blanches et cagoules pointues. Plus troublant encore, ils ont simulé l’exécution de trois autres personnes dont le visage avait été maquillé en noir.
Des images diffusées, l’indignation immédiate
La séquence n’a pas tardé à faire le tour du club. Un adhérent, témoin direct, a filmé puis partagé la vidéo sur le groupe WhatsApp interne, avant qu’elle n’atterrisse sur le bureau des journalistes de Paris Match.
Sur ces images, jugées par certains « glaçantes de réalisme », on distingue la dizaine de protagonistes évoluer parmi une trentaine d’adultes et deux enfants présents ce soir-là. Pourtant, le thème officiel était celui des « superhéros » et « supervilains ».
La fédération réagit sans délai
Face à la gravité des faits, la réaction de la Fédération Française de Parachutisme (FFP) ne s’est pas fait attendre. Son président a déclaré : « La FFP et l’ensemble des parachutistes sportifs sont consternés par la scène du KKK, organisée lors d’une soirée à thème entre parachutistes sportifs, au sein d’une école agréée ce samedi 18 octobre 2025 ». Très vite, plusieurs mesures concrètes ont été annoncées :
- Signalement au Procureur via l’article 40 du Code pénal.
- Dépôt de plainte avec constitution de partie civile.
- Suspension immédiate des personnes impliquées, qui devront se présenter devant le Comité de discipline.
- Mise en place d’une note interne rappelant les valeurs fondamentales du parachutisme.
L’image du parachutisme écornée… et un secteur sous tension
Ce nouvel épisode soulève un malaise dans la communauté : « On a tellement assimilé, pendant des années, les parachutistes à des fachos », confie Yves-Marie Guillaud à Mediapart. Difficile pour certains acteurs d’accepter que la discipline soit une nouvelle fois associée à des dérives extrémistes alors même qu’elle s’est depuis longtemps ouverte aux civils.
Déterminé à agir, le président martèle : « Je ne sais pas d’où ils viennent et je m’en fiche : je les poursuivrai aussi loin que je peux. On ne met pas sous le tapis, avec moi. » Dans l’immédiat, les auteurs présumés demeurent privés d’accès aux sauts – signe que cette affaire ne sera pas rapidement oubliée dans le monde du parachutisme français.