Courir sans douleur : la méthode qui séduit même les réticents et conquiert la planète

Image d'illustration. Runneurs divers dans une ville vibranteADN
Une nouvelle méthode de course à pied séduit un nombre croissant d’adeptes à l’international, notamment parmi ceux qui n’aimaient pas courir. Cette technique promet une pratique sans douleur et transforme l’expérience du jogging pour de nombreux sportifs amateurs.
Tl;dr
- Méthode courir-marcher réduit la fatigue et les douleurs.
- Bénéfices prouvés pour débutants et athlètes confirmés.
- Inspirée par Jeff Galloway, elle gagne en popularité mondiale.
Origines et essor du « méthode Galloway »
Remontons un instant dans le temps. À la fin des années 1970, l’ex-athlète olympique américain Jeff Galloway cherche à surmonter blessures à répétition et contre-performances. Sa solution ? Introduire des pauses de marche planifiées lors des courses longues.
L’expérimentation est décisive : au marathon de Houston en 1980, il bat son propre record (2 h 16’35’’) en alternant course et marche, là où la course continue lui avait jusque-là toujours imposé ses limites. Ce principe simple – ne jamais attendre l’épuisement avant d’accorder une pause – portera désormais son nom : le méthode Galloway, ou « Jeffing » chez les anglophones.
Un engouement qui ne faiblit pas
Aujourd’hui, le phénomène s’est généralisé bien au-delà des néophytes. Des marathons prestigieux comme celui de Londres proposent désormais des groupes de rythme dédiés aux adeptes du coureur-marcheur. Selon certaines plateformes partenaires de Galloway, ce sont déjà plusieurs centaines de milliers de sportifs qui auraient adopté cette approche ces dernières décennies.
Pourquoi cet engouement ? Parce qu’à rebours des clichés, le fait d’alterner marche active et course n’est pas réservé aux débutants hésitants. Au contraire, les bénéfices touchent tous les profils : récupération accélérée, réduction nette des douleurs post-effort et, paradoxe plaisant, une capacité accrue à allonger la durée totale d’entraînement sans sacrifier la régularité.
Bases scientifiques et apports multiples
Si la recherche académique reste encore limitée, certaines études soulignent que les adeptes du run-walk finissent leur effort avec une charge cardiovasculaire similaire à celle des coureurs continus, mais avec moins de fatigue musculaire et moins de douleurs persistantes. Du côté biomécanique, éviter l’épuisement prématuré permet aussi de maintenir une technique plus stable – un argument fort pour réduire le risque de blessures à long terme.
Voici comment beaucoup s’organisent :
- Adapter la proportion course/marche selon son rythme personnel.
- Certain·es préfèrent courir jusqu’au premier signe de fatigue.
- D’autres alternent strictement selon un minutage précis.
Dans tous les cas, il est conseillé d’expérimenter afin d’identifier ce qui fonctionne pour soi. Les pauses peuvent aussi servir à s’hydrater ou se recentrer mentalement.
Un soutien psychologique discret mais décisif
Derrière l’aspect physique, l’impact mental mérite mention. Savoir qu’une pause approche rend l’effort plus accessible : chaque intervalle devient un objectif atteignable plutôt qu’un interminable défi. Finalement, nombreux sont ceux qui découvrent qu’en courant moins « tout droit », ils courent… bien plus longtemps.