Confinement dans l’Essonne : refusant d’obtempérer, il fuit la police et laisse quatre enfants dans la voiture

Dans la nuit de vendredi à samedi à Grigny, dans l'Essonne, un homme refusant de se soumettre à un contrôle de police a abandonné sa voiture dans laquelle se trouvaient également quatre enfants. Les fonctionnaires ont ensuite essuyé des tirs de mortier.

Vendredi soir à Grigny, dans l’Essonne, un automobiliste a refusé de se soumettre à un contrôle de police. Dans des propos à la teneur rapportée par franceinfo, le parquet d’Évry indique que l’homme a arrêté son véhicule sur la chaussée avant d’en sortir et de prendre la fuite à pied. Il était alors aux alentours de 22h00. Les policiers de la BAC (brigade anti-criminalité) ont découvert que la voiture renfermait « quatre mineurs de 11 à 15 ans ».

Intervenant pour un refus d’obtempérer, des policiers visés par des tirs de mortier

Des individus, dont on ignore s’ils étaient liés au contrevenant, ont ensuite pris les fonctionnaires à partie. Les forces de l’ordre ont alors essuyé jets de pierre et tirs de mortier. Guillaume Roux, secrétaire départemental d’Unité SGP Police FO, indique que « les collègues sont restés auprès des mineurs pour assurer leur sécurité ». Dans la nuit, « les agents sont revenus pour une opération de sécurisation et ont à nouveau été la cible de tirs de mortier, ils ont répondu avec des tirs de lacrymogènes et de LBD [NDLR : lanceur de balles de défense]. » Aucun policier n’a été blessé, même si un véhicule a subi des dommages.

La mère des enfants explique les avoir envoyés « acheter à manger »

Les enfants ont depuis été remis à leur mère. Cette dernière a déclaré avoir « envoyé ses enfants acheter à manger, aidés par une connaissance du quartier », relate une source proche du dossier. Une enquête de flagrance a été ouverte et confiée au au commissariat de Juvisy-sur-Orge pour « refus d’obtempérer », « violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique » et « dégradation d’un bien d’utilité publique ». L’automobiliste et les auteurs des violences n’ont pas encore été appréhendés aux dernières nouvelles.