En bref
- Les œufs attirent mouches et rongeurs
- Le compostage à chaud limite les risques
- Les coquilles restent l’option la plus sûre
Mettre des œufs dans un compost domestique n’est pas une bonne idée dans la plupart des cas. On déconseille les déchets d’origine animale, dont les œufs, car ils peuvent attirer les rongeurs et les mouches. Et il y a un autre problème, très concret, l’odeur.
Pourquoi les œufs entiers restent un mauvais pari
Un œuf cru ou cuit peut finir par sentir mauvais dans le tas, surtout si le compost fonctionne mal. Les œufs avariés sont à exclure totalement, parce qu’ils favorisent des bactéries indésirables et aggravent encore les mauvaises odeurs.
Certains avis jugent possible d’en ajouter en petite quantité. Mais dans un compost de jardin classique, le risque de voir arriver des nuisibles reste bien réel. Bref, vous pouvez essayer, mais ce n’est clairement pas le déchet le plus simple à gérer.
Deux méthodes où l’ajout peut encore se tenter
Il existe tout de même des cas plus favorables. Le premier, c’est le compostage à chaud, à condition d’avoir assez de matières riches en azote pour faire monter le tas entre 140 et 160 degrés Fahrenheit, soit environ 60 à 71 degrés Celsius. Dans cette plage, une partie des agents pathogènes disparaît.
L’autre option, c’est le bac bokashi. Ce système fermé et hermétique fermente les matières organiques, contient les odeurs et empêche les nuisibles d’accéder aux déchets.
Les précautions à prendre si vous insistez
Si vous ajoutez quand même des œufs, mieux vaut le faire proprement. Les œufs cuits, surtout frits, doivent être rincés soigneusement pour enlever l’huile ou les produits laitiers utilisés à la cuisson.
Autre réflexe utile, enterrer les morceaux assez profondément dans le tas. Vous pouvez aussi couvrir le compost avec une planche, une grille ou une plaque métallique pour limiter l’accès aux animaux et contenir les odeurs.
Le mélange global compte aussi. Le compost a besoin de matières vertes, comme les restes de fruits, de légumes, le marc de café ou les coquilles, et de matières brunes, comme les feuilles sèches, le carton déchiqueté ou le papier. L’équilibre conseillé tourne autour de trois à quatre parts de brun pour une part de vert.
Les coquilles, la solution la plus simple
Si vous ne voulez pas compliquer votre compost, gardez seulement les coquilles. Il faut quand même les laver, pour réduire, sans l’éliminer totalement, le risque de salmonelle qui pourrait contaminer le sol et les cultures.
Les laisser sécher quelques jours aide à les broyer plus finement avant de les mélanger au tas. C’est souvent l’option la plus pratique, et sans doute la plus utile, puisque ces coquilles apportent du calcium, mais aussi du magnésium, du potassium et d’autres nutriments au sol.