En bref
- L’eau du robinet peut stresser certaines plantes
- Un test aide à choisir la bonne solution
- Eau de pluie, filtrée ou distillée recommandée
Une plante d’intérieur peut dépérir alors que vous l’arrosez correctement. Le problème, parfois, vient de la qualité de l’eau plus que de la fréquence. Ainsi, explique que certains composants de l’eau du robinet finissent par peser sur la santé des plantes.
Quand l’eau abîme le terreau avant la plante
Ce qui pose souci, ce sont surtout les minéraux et additifs comme le fluorure, le calcium ou le magnésium. À force d’arrosages, ils peuvent s’accumuler dans le terreau. Et les effets n’apparaissent pas toujours tout de suite.
Et cette accumulation peut perturber les microbes utiles présents dans les sols organiques. Elle peut aussi provoquer des brûlures chimiques. Les signes sont assez parlants: pointes de feuilles sèches et brunes, bords marqués, ou encore dépôt blanc poudreux à la surface du substrat.
Dans les zones d’eau dure, l’eau peut contenir davantage d’additifs liés aux adoucisseurs. En ville, les réseaux utilisent aussi des désinfectants comme le chlore pour sécuriser l’eau, ce qui peut jouer sur les plantes les plus sensibles.
Tester d’abord, corriger ensuite
Le plus simple n’est pas de tout changer d’un coup. On conseille conseille d’abord de faire un test de l’eau, surtout si vos plantes ne montrent pas encore de stress. Des kits existent pour un usage domestique et permettent d’identifier le minéral ou le produit chimique en cause.
Si l’eau de votre ville contient du chlore classique, laisser reposer l’eau dans un arrosoir ouvert pendant 24 heures peut aider à le faire s’évaporer. Autre option, utiliser un conditionneur d’eau pour plantes.
Il existe aussi des machines capables de produire de l’eau distillée à partir de l’eau du robinet. Et pour aller plus loin, l’installation d’un filtre à osmose inverse, conçu pour éliminer impuretés et substances chimiques.
Toutes les plantes ne réagissent pas pareil
Bon, toutes les plantes d’intérieur ne souffrent pas forcément de l’eau municipale. Mais certaines variétés sont plus sensibles comme les plantes prieuses comme les calatheas, marantas, ctenanthes et stromanthes.
À cela s’ajoutent les dracaenas, les oiseaux de paradis, les lys de la paix et les plantes araignées. Pour les plantes carnivores, comme la dionée attrape-mouches ou les nepenthes, elle recommande même une eau chimiquement inerte, avec l’idée d’éviter l’eau du robinet municipale.
Les alternatives les plus sûres
La solution ? La collecte de l’eau de pluie, ou l’usage d’une eau filtrée ou distillée. L’objectif est d’écarter le fluorure et les minéraux lourds.
L’eau de pluie a un avantage évident, elle ne demande pas d’étape de purification supplémentaire. Et si vous cherchez une réponse provisoire, une carafe filtrante basique comme celles de Brita peut servir de transition en attendant une solution plus complète.