En bref
- Ouvertures dominicales facilitées jusqu’à Noël
- Objectif, compenser les pertes du samedi
- Salariés volontaires uniquement
À l’approche des fêtes, perdre des samedis n’a rien d’anodin pour les commerces. C’est sur ce point que le gouvernement veut agir, en misant sur le dimanche pour compenser une partie des ventes perdues lors des manifestations.
Des samedis fragilisés au pire moment
Pour beaucoup d’enseignes, la fin d’année concentre une part importante de l’activité. Or certains commerçants redoutent une baisse de fréquentation le samedi, avec un effet direct sur le chiffre d’affaires au moment où la période de Noël commence à peser vraiment.
Le problème n’est donc pas seulement logistique. Il touche au rythme même du commerce, avec des journées qui comptent davantage que le reste de l’année.
Le gouvernement pousse une ouverture le dimanche
La réponse avancée par l’exécutif est assez simple. Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, a expliqué sur BFMTV et RMC que l’État allait faciliter les ouvertures dominicales exceptionnelles d’ici à Noël pour permettre aux commerçants de rattraper ce manque à gagner.
Concrètement, le gouvernement compte encourager les maires et les préfets à autoriser ces ouvertures. L’idée est donc d’assouplir l’usage du dimanche sur une période limitée, pas de changer durablement les règles.
Une demande venue des commerces eux-mêmes
Selon Maud Bregeon, cette piste répond à une demande formulée par les commerçants. Elle a aussi indiqué que faciliter ces ouvertures revenait à suivre ce qu’ils réclament eux-mêmes.
Ce point compte, parce qu’il place la mesure sur un terrain pratique plus qu’idéologique. Bon, l’exécutif présente cela comme une réponse à une difficulté immédiate, liée au calendrier des manifestations et à la consommation de fin d’année.
Le feu vert reste lié à l’état des magasins et au volontariat
Interrogé de son côté sur France Inter, le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou s’est dit favorable à cette option. Il a parlé d’un accord de principe, tout en posant une condition très concrète, vérifier que les commerçants dont les locaux ont subi des violences ou des pillages sont prêts à reprendre dans de bonnes conditions et ont pu, si besoin, réparer leur magasin.
Et il a ajouté un autre garde-fou. Ces ouvertures dominicales devraient se faire sur la base du volontariat des salariés.
Pour Jean-Pierre Farandou, si cette solution peut aider les commerces à retrouver de l’activité, elle relève aussi d’une forme de solidarité avec des professions durement touchées. Derrière cette annonce, on voit surtout une chose, la gestion des manifestations déborde désormais sur l’organisation très concrète du commerce de fin d’année.