ChatGPT teste la publicité ciblée pour les utilisateurs gratuits

Image d'illustration. ChatGPTOpenAI / PR-ADN
OpenAI a lancé une phase d’essai public pour l’intégration de publicités dans ChatGPT. Cette expérimentation vise à évaluer la pertinence des annonces affichées auprès des utilisateurs, alors que l’entreprise explore de nouveaux modèles économiques pour son service d’intelligence artificielle.
Tl;dr
- OpenAI teste l’affichage de publicités dans ChatGPT pour ses utilisateurs gratuits, marquant un tournant dans la monétisation de l’IA.
- La société de Sam Altman promet des garde-fous stricts sur la confidentialité et exclut les sujets sensibles ainsi que les mineurs.
- Cette stratégie s’inscrit dans une concurrence accrue entre acteurs de l’IA, certains rivaux critiquant ouvertement le recours à la publicité.
Une nouvelle étape pour ChatGPT : la publicité s’invite dans l’IA
Le paysage de l’intelligence artificielle grand public évolue rapidement. Ces derniers jours, OpenAI a déclenché une onde de choc en testant, auprès des utilisateurs américains de ses offres gratuites et Go, l’apparition de publicités ciblées au sein même du célèbre chatbot ChatGPT. La décision, qui n’a pas manqué d’attirer l’attention du secteur, marque un tournant pour la monétisation des services d’IA.
Des tests encadrés, la promesse d’un respect des utilisateurs
Soucieuse d’éviter toute confusion, la société précise que ces annonces sponsorisées prennent place sous les réponses générées par ChatGPT, bien identifiées et dissociées des contenus délivrés par l’IA. Selon OpenAI : « Notre objectif est que les publicités permettent un accès plus large à des fonctionnalités puissantes de ChatGPT tout en maintenant la confiance accordée pour les tâches importantes ou personnelles ». Les utilisateurs américains peuvent ainsi choisir de désactiver la personnalisation ou encore « effacer les données utilisées à des fins publicitaires », offrant un certain contrôle sur leur expérience.
L’entreprise insiste également sur plusieurs garde-fous : aucune publicité ne sera affichée lors de discussions liées à la santé, au bien-être mental ou à la politique, ni auprès des mineurs âgés de moins de 18 ans. Par ailleurs, aucun partage ou revente des conversations à destination d’annonceurs n’est prévu. Il s’agit là de rassurer alors que le débat sur la confidentialité fait rage dans le domaine numérique.
Diversification des revenus et rivalité exacerbée
Il apparaît que cette expérimentation vise aussi à élargir les sources de revenus. Selon une source relayée par CNBC, la publicité ne devrait cependant représenter qu’une part minoritaire – moins de la moitié – du chiffre d’affaires futur d’OpenAI. À ce jour, l’entreprise perçoit également une commission sur les achats effectués via son module d’intégration shopping. Toujours selon le média américain, son PDG Sam Altman aurait récemment confié aux équipes qu’un « modèle conversationnel amélioré serait déployé cette semaine. »
Lignes de front entre acteurs majeurs du secteur
Cette initiative n’a pas tardé à faire réagir la concurrence. Lors du dernier Super Bowl, Anthropic, autre poids lourd du secteur IA, a lancé une campagne publicitaire moquant ouvertement le choix d’OpenAI. Dans son spot pour son chatbot Claude, l’entreprise souligne :
- Aucune publicité n’apparaîtra chez eux.
- Piqué direct contre l’adoption massive des pubs chez leurs rivaux.
Un signal fort dans cette course où chaque acteur cherche à redéfinir les contours économiques et éthiques de l’intelligence artificielle conversationnelle.