En bref
- Charles III publiera sa déclaration fiscale
- Une première pour un monarque britannique
- Le duché de Lancastre pèsera dans le document
Charles III va rendre publique sa déclaration d’impôts pour l’exercice 2024-2025, une première à ce niveau pour la monarchie britannique. Le document doit sortir dans les prochains jours, selon Press Association, et Buckingham Palace présente cette publication comme un pas de plus dans la volonté de rendre les finances royales plus lisibles.
Une décision voulue par le roi
Ce point compte. D’après un porte-parole de Buckingham Palace, le choix de publier ces données fiscales personnelles vient directement du roi, dans la continuité des changements engagés depuis son arrivée sur le trône.
Le palais rappelle aussi que Charles III avait déjà accepté de rendre ces informations publiques lorsqu’il était encore prince de Galles. La nouveauté, ici, tient à son statut de souverain.
Ce que le document doit révéler
La déclaration attendue doit détailler plusieurs sources de revenus personnels du roi. Sont notamment évoqués les placements, les actions, les comptes bancaires et les revenus tirés de résidences privées.
Parmi ces actifs, un nom revient forcément, le duché de Lancastre. Ce domaine fournit chaque année un revenu au souverain. Pour l’exercice 2024-2025, il a rapporté 26,8 millions de livres, soit environ 31 millions d’euros.
Le duché de Lancastre au centre des revenus
Ce revenu privé porte le nom de Privy Purse. Il sert à couvrir à la fois les dépenses officielles et les dépenses personnelles de Charles III, mais aussi certains besoins d’autres membres de la famille royale.
Bon, ce n’est pas un détail technique. Le duché de Lancastre occupe une place centrale dans l’équilibre financier du roi, ce qui explique l’attention portée à sa future déclaration.
Un cadre fiscal déjà fixé
Sur le fond, Charles III paie déjà des impôts sur l’ensemble de ses revenus personnels, ainsi que sur les plus-values liées aux actifs concernés. Ce cadre repose sur un mémorandum sur la taxation royale datant de 2023 et approuvé par le gouvernement britannique.
Buckingham Palace explique que l’objectif est de présenter les finances royales de façon plus claire, tout en les replaçant dans leur cadre historique et constitutionnel. Le message est simple, la monarchie veut montrer qu’elle continue d’évoluer.
À côté, un contraste reste net. William, devenu prince de Galles, ne publie pas ses propres informations fiscales, même s’il s’acquitte, lui, du taux le plus élevé de l’impôt sur le revenu.