En bref
- Le potimarron remplace pommes de terre et plat
- Cuisson au four à 180 °C
- Version possible avec lard ou champignons
La potiflette change deux choses d’un coup, les pommes de terre disparaissent et le potimarron sert aussi de contenant. Le résultat se mange directement à la cuillère, dans la courge entière, avec une garniture très proche d’une tartiflette.
Repérée par Marmiton et inspirée d’une idée partagée par la créatrice culinaire @phebs.cookchill sur Instagram, cette version d’automne repose sur un principe simple. On lave la courge, on découpe un chapeau, puis on retire graines et fibres. Une partie de la chair est récupérée pour la farce, le reste de la coque doit rester assez épais pour tenir à la cuisson.
Le potimarron prend la place du gratin
Ici, le rebochon reste au centre du plat, mais l’ensemble bascule vers quelque chose de plus fondant. La garniture associe un oignon revenu, 150 g de lard fumé, ou des champignons pour une version végétarienne, avec la chair du potimarron, 20 cl de crème fraîche épaisse entière et deux pincées de muscade. Un peu de vin blanc sec peut être ajouté, en option.
Le montage se fait en couches. Garniture, fromage, puis encore garniture avant de terminer par le reblochon coupé en morceaux. C’est simple, mais il faut garder la main légère sur le sel, le lard fumé apportant déjà pas mal de goût.
Les ingrédients et la cuisson à surveiller
Pour deux personnes, il faut compter 2 petits potimarrons, ou un gros à partager, un oignon blanc ou jaune, un reblochon entier, la crème, la muscade, du poivre et un peu de beurre ou d’huile. Le four doit être préchauffé à 180 °C.
Pendant que l’oignon cuit à la poêle avec les lardons ou les champignons, on peut déglacer au vin blanc. La chair de potimarron rejoint ensuite la préparation avec la crème, le poivre et la muscade. Une fois les courges garnies et refermées avec leur chapeau, la cuisson dure de 45 minutes à 1 heure. Le bon repère, c’est un couteau qui s’enfonce facilement dans la chair.
Les erreurs à éviter et les variantes possibles
Le point de vigilance, c’est la tenue de la courge. Il vaut mieux choisir une peau intacte, sans zone molle, et ne pas trop creuser. Sinon, la coque peut s’affaisser au four et la garniture devenir trop liquide.
Mais la recette reste souple. Sans viande, il suffit de remplacer le lard par des champignons bien saisis pour qu’ils rendent leur eau avant d’entrer dans la farce. La chair retirée en trop peut servir plus tard pour un velouté ou une purée.
La base fonctionne aussi avec un butternut, un potiron ou une courge bleue de Hongrie, à condition d’ajuster le temps de cuisson à la taille. Au service, le plat se mange aussitôt, très chaud, avec une salade verte croquante et un morceau de pain complet.