Ce que négligent de nombreux coureurs : l’économie de course, clé plus décisive que le VO₂ max

Image d'illustration. Chemin sinueux à travers un parc pittoresque avec des coureursADN
Alors que de nombreux coureurs se concentrent sur leur VO₂ max pour améliorer leurs performances, une autre donnée cruciale reste souvent négligée : l’économie de course. Pourtant, cet indicateur joue un rôle déterminant dans l’efficacité et la progression en running.
Tl;dr
- L’économie de course prime sur le VO₂ max.
- Optimiser sa foulée permet d’économiser de l’énergie.
- La technique, la force et l’entraînement régulier sont essentiels.
Économie de course : au-delà du VO₂ max
On parle souvent du VO₂ max, cet indicateur célèbre de performance en running, mais bien peu savent que ce n’est pas forcément le principal facteur qui différencie les bons coureurs des excellents. En réalité, une notion parfois négligée mérite toute notre attention : l’économie de course.
Pour comprendre ce concept, il suffit d’imaginer un smartphone moderne. Le VO₂ max représenterait la taille de la batterie ; l’économie de course, quant à elle, serait l’utilisation judicieuse du téléphone. Avoir une énorme batterie ne sert à rien si toutes les applications tournent sans cesse en arrière-plan : au final, on se retrouve vite à court d’énergie.
L’art de consommer moins pour courir mieux
Dans la pratique, cette économie repose sur la capacité du coureur à utiliser chaque fraction d’énergie au bon endroit. Les gestes inutiles – qu’il s’agisse de rebonds verticaux excessifs, d’allongement démesuré des foulées ou encore de balancements latéraux – ressemblent à ces fameuses « applications ouvertes » qui grignotent peu à peu l’autonomie du smartphone.
Même avec un potentiel physiologique impressionnant, un coureur mal « optimisé » s’essoufflera plus vite que celui qui mise sur l’efficacité. L’objectif ? Limiter les pertes pour maximiser la fluidité et arriver plus frais à l’arrivée.
Quels leviers pour progresser ?
Rien ne sert donc de tout révolutionner du jour au lendemain. Trois axes majeurs permettent néanmoins d’affiner cette efficacité :
- Renforcement et pliométrie : Privilégier les exercices comme les sauts à la corde ou les bonds explosifs afin d’entraîner tendons et muscles à restituer davantage d’énergie plutôt qu’à simplement amortir les chocs.
- Toujours affiner sa technique : Une cadence adaptée, des bras qui accompagnent sans parasiter le mouvement, une foulée ni trop longue ni trop courte… Chaque détail compte. Même des chaussures sophistiquées – type plaque carbone – n’y pourront rien si la base gestuelle fait défaut.
- L’accumulation progressive des kilomètres : Plus on court (prudemment), plus le système nerveux apprend à économiser le carburant disponible et à optimiser chaque geste.
Courir loin… et mieux
Ainsi, courir vite ne suffit pas : c’est dans la qualité du geste que réside le secret pour repousser ses limites sans s’épuiser prématurément. Et peut-être surtout pour savourer encore davantage chaque sortie en sentant que chaque effort porte ses fruits.