En bref
- Date limite repoussée au 31 août 2026
- Aide de 100 euros pour grands rouleurs modestes
- Demande à faire sur impots.gouv.fr
Pour les salariés qui n’avaient pas encore rempli leur dossier, il y a un délai de plus. La demande d’indemnité carburant de 100 euros peut désormais être envoyée jusqu’au 31 août 2026.
La décision figure dans un arrêté publié samedi au Journal officiel. Jusqu’ici, l’échéance était fixée au 30 juillet. Le gouvernement accorde donc un mois supplémentaire aux automobilistes concernés, avec une demande à effectuer via le formulaire en ligne disponible sur impots.gouv.fr.
Un mois de plus pour ne pas laisser passer l’aide
Ce report change peu sur le fond, mais il compte pour ceux qui avaient laissé filer la première date. Dans ce type de dispositif, le vrai sujet n’est pas seulement le montant, c’est aussi la fenêtre de tir. Et là, elle s’élargit.
Le décret publié samedi par le ministère de l’Action et des comptes publics confirme bien cette nouvelle limite. Si vous êtes éligible, la demande reste donc possible jusqu’à la fin du mois d’août, toujours par internet.
Qui peut réellement toucher ces 100 euros
Cette aide ne vise pas l’ensemble des conducteurs. Elle cible les travailleurs modestes qui roulent beaucoup pour leur activité.
Deux cas sont prévus. Le premier concerne les actifs dont le revenu fiscal de référence par part ne dépasse pas 16.880 euros et qui parcourent chaque jour au moins 15 kilomètres pour aller travailler, soit 30 kilomètres aller-retour. Le second couvre ceux qui effectuent plus de 8.000 kilomètres par an dans le cadre de leur activité professionnelle, en incluant les trajets entre le domicile et le travail.
Résultat ? Le dispositif parle surtout aux personnes pour qui la voiture n’est pas un confort, mais une contrainte quotidienne.
Pourquoi cette indemnité a été mise en place
L’aide avait été annoncée le 22 avril par le Premier ministre Sébastien Lecornu. Le contexte était celui de la hausse des prix à la pompe, liée au conflit au Moyen-Orient.
Au départ, le montant prévu était de 50 euros. Puis il a été relevé par le gouvernement le 21 mai pour atteindre 100 euros. Ce doublage dit quelque chose de la pression sur le budget des ménages dépendants de leur voiture pour travailler.
Le soutien public représente en moyenne 20 centimes d’euro par litre de carburant. Ce n’est pas un changement durable de fiscalité, ni une baisse générale des prix. C’est un coup de pouce ponctuel. Mais pour les actifs qui cumulent longs trajets et revenus serrés, ce genre de mesure reste un indicateur utile, celui d’un État qui continue de cibler les dépenses contraintes quand le carburant redevient un sujet sensible.