Cambriolage au site Brandt de Vendôme alors que la reprise est en cours

Image d'illustration. Programmation d'une machine à laverADN
Alors que le site industriel Brandt de Vendôme fait actuellement l’objet d’une procédure de reprise, il a été la cible d’un cambriolage. Cet incident survient dans un contexte déjà marqué par l’incertitude pour l’avenir de l’usine.
Tl;dr
- Vol de cuivre massif sur le site Brandt de Vendôme.
- Enquête policière et sécurité du site renforcées.
- Trois offres publiques pour la reprise, dont EverEver.
Cambriolage au cœur d’une période d’incertitude
Difficile d’imaginer plus mauvais timing : alors que l’ex-usine Brandt de Vendôme cherche preneur, le site industriel a été la cible d’un important cambriolage début janvier. Plusieurs bobines de cuivre, représentant « quelques dizaines de kilomètres », ont disparu. D’après le procureur de la République de Blois, Stéphane Javet, une enquête, placée sous la houlette du commissariat local, vise désormais des faits de « vol aggravé ».
Sécurité renforcée après le vol
Le sous-préfet, Vincent Le Duff, a détaillé à son tour les conséquences immédiates : « plusieurs bennes de cuivre ont été dérobées » et des mesures supplémentaires pour sécuriser le périmètre ont rapidement été décidées. Sur place, selon le témoignage de Jorge Caranho, ancien élu du CSE et délégué syndical CFE-CGC, des écrans plats se sont également volatilisés et certaines zones montrent des signes d’effraction. Quelques ex-salariés se relaient pour surveiller ce vaste site industriel, où 95 personnes travaillaient encore avant la liquidation, prononcée à la mi-décembre par le tribunal des activités économiques de Nanterre.
Reprise industrielle : trois projets en lice
Dans ce contexte tendu, l’avenir du site comme celui des marques historiques — Brandt, Vedette, Sauter, ou encore De Dietrich — se joue désormais entre plusieurs repreneurs. Les candidats avaient jusqu’à jeudi dernier pour se manifester officiellement : à l’heure actuelle, trois offres sont connues. Parmi elles :
- L’entreprise bretonne EverEver, fondée en 2018 et spécialisée dans l’électroménager durable ; son fondateur, Martin Hacpille, est venu défendre son dossier sur place lundi dernier. Néanmoins, certains s’interrogent sur ses capacités financières.
- Côté informatique, fin décembre déjà, Stephan Français, dirigeant de Thomson Computing, proposait un plan axé sur le redéploiement du site d’Orléans.
- Dernière option : la métropole d’Orléans, qui envisage un rachat « sous condition » des quatre marques pour au moins 300 000 euros, avec une décision attendue début février.
Mises au point politiques et attente fébrile
Face à ces incertitudes, les autorités ne cachent ni leur vigilance ni leur prudence. Le ministre délégué à l’Industrie, Sébastien Martin, l’a confirmé : « Nous avons été et sommes encore mobilisés sur Brandt… Je ne veux pas vendre du rêve. » Pour les salariés comme pour tout un bassin industriel, il reste à espérer que les semaines à venir permettront d’éviter un nouveau coup dur — après le cambriolage qui a déjà fragilisé ce symbole local.