Calvados : un an avec sursis pour avoir sexuellement agressé la fille de sa compagne
Un homme de 65 ans a récemment été condamné à un an avec sursis par le tribunal de Lisieux, dans le Calvados, pour avoir sexuellement agressé la fille de sa compagne. Des actes monnayés auprès d'une victime présentée comme ayant une déficience mentale.
Un homme de 65 ans était poursuivi pour avoir sexuellement agressé la fille de sa compagne. Le tribunal de Lisieux, dans le Calvados, l’a récemment condamné à un an de prison avec un sursis probatoire de deux ans. Les faits, rapportés par Le Pays d’Auge, se sont produits entre le 1er janvier 2016 et le 16 juin 2017. La victime, mère de famille, était alors majeure. Elle souffrait d’une déficience mentale et considérait le sexagénaire comme son véritable père.
Accusé de relations sexuelles imposées, il en aurait monnayé deux
En situation de très grande précarité, sans emploi avec plusieurs enfants à charge, la victime aurait été contrainte à trois relations sexuelles avec son beau-père. Ce dernier aurait monnayé les deux dernières afin de répondre aux « besoins financiers » de sa belle-fille. Il avait toutefois ensuite nié tous les faits lors d’un examen psychiatrique. Suite au premier rapport sexuel observé le 1er janvier 2016, la victime avait tenté de se défaire de cette emprise en rappelant à l’homme qu’il était marié à sa mère. Lui aurait alors rectifié en indiquant n’être que son « compagnon ».
Sa compagne pensait qu’il ne pouvait pas avoir de rapports
Quant à la compagne du sexagénaire, elle a déclaré que sa fille vivait « dans un autre monde » et n’accordait pas de crédibilité à ses accusations. Une compagne qui estimait ainsi que le sexagénaire ne pouvait pas avoir de rapports sexuels en raison de problèmes de santé. Durant l’audition, l’homme aurait employé la formule « c’est donnant-donnant » pour décrire ses relations tarifées. En son absence, il a donc été reconnu coupable, par la justice, des faits qui lui étaient reprochés. Outre sa peine de prison, il aura de même à verser 5 000 euros d’indemnisation à la victime au titre de préjudice moral et 800 euros pour ses frais d’avocat. Une obligation de soins a aussi été ordonnée. Enfin, le nom du prévenu est désormais inscrit au Fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles et violentes (Fijais).