En bref
- Jack Dorsey lance Buzz, une plateforme qui mélange travail d’équipe, IA et développement logiciel.
- L’outil mise sur l’open source pour laisser les entreprises garder le contrôle de leurs données et usages.
- Buzz veut concurrencer les messageries pro, mais doit encore faire ses preuves.
Quand une équipe bosse avec des agents IA, une messagerie, puis un outil de code à côté, ça finit vite en empilement pénible. C’est précisément le créneau visé par Buzz, la nouvelle appli annoncée mardi par Jack Dorsey.
Une seule fenêtre pour humains, IA et code
Le principe est simple sur le papier. Buzz est une plateforme de discussion de groupe pour le travail, mais elle ne met pas seulement des collègues dans le même salon. Elle y place aussi leurs agents IA, avec en plus la possibilité de gérer des projets GitHub depuis la même interface.
A preview of Buzz…buzzing 🐝 pic.twitter.com/S9zOyDckqr
— Block (@blocks) July 21, 2026
Visuellement, l’ensemble rappelle clairement Slack. La différence, c’est l’intégration native de l’IA et ce mélange entre conversation d’équipe et suivi du développement. Pour des startups qui s’appuient de plus en plus sur ces agents pour avancer, l’idée est de regrouper plusieurs flux de travail au même endroit. Sur le papier, c’est loin d’être idiot.
Le pari open source de Block
Jack Dorsey a présenté Buzz sur X comme un produit open source, décentralisé, indépendant du modèle d’IA choisi et pensé pour rester sous le contrôle de ses utilisateurs. Et non, ce n’est pas juste un side project bricolé dans un coin.
Le site de Buzz indique que l’application a été développée par Block, la société de Dorsey, déjà derrière Square, Cash App, Afterpay et Tidal. L’intérêt de l’open source est assez concret ici. Une équipe peut adapter son instance à ses propres usages, ajouter une fonction manquante, puis la déployer elle-même puisqu’elle a accès au code source complet. Résultat, un outil potentiellement beaucoup plus malléable qu’une messagerie fermée.
Un marché déjà en mouvement
Dorsey n’arrive pas seul sur ce terrain. Georgios Konstantopoulos, partenaire et directeur technique chez Paradigm, a récemment dévoilé Centaur, un autre produit open source présenté comme un employé virtuel.
Chez Centaur, l’idée est un peu différente puisque l’outil peut fonctionner directement dans Slack ou via une API. Konstantopoulos estime qu’il reste une vraie marge de progression pour des agents capables de faire plus que coder pour les équipes, surtout en entreprise, où l’auto-hébergement compte pour des questions de sécurité et de contrôle.
Disponible tout de suite, mais encore au début
Buzz est déjà proposé en application de bureau gratuite sur macOS, Windows et Linux. Son code a aussi été mis en ligne sur GitHub.
Mais Buzz reconnaît lui-même être encore à un stade précoce. Pour les jeunes structures qui n’ont pas encore d’habitudes bien ancrées dans Slack, l’outil peut valoir un coup d’œil. Pour une migration d’équipe complète, en revanche, il y a encore un peu de chemin. Bref, le projet est lancé, pas encore verrouillé.