Après une année 2025 exceptionnelle, Lego confirme sa place de numéro un du jouet

Image d'illustration. LEGOADN
Après une année 2025 qualifiée de « fantastique », le groupe Lego confirme sa position dominante sur le marché mondial du jouet, grâce à des ventes record et une popularité toujours croissante auprès des enfants comme des collectionneurs.
Tl;dr
- Résultats records pour Lego en 2025 malgré l’instabilité.
- Croissance portée par innovation et parts de marché accrues.
- Lancement de la « brique intelligente » après sept ans de R&D.
Un secteur du jouet en pleine mutation
Au fil d’une année qualifiée de « fantastique » par son directeur général, Lego a su tirer profit d’un marché du jouet dynamique. Selon les chiffres publiés par le groupe danois pour l’exercice 2025, son chiffre d’affaires s’est envolé de 12 %, atteignant 83,53 milliards de couronnes (11,18 milliards d’euros). Cette progression s’inscrit dans un contexte où le secteur mondial a affiché une hausse notable de 7 %. Même sur des marchés réputés difficiles, à l’image de la Chine où des investissements massifs avaient été consentis ces dernières années, la croissance est revenue au rendez-vous.
Une stratégie fondée sur l’innovation et la proximité
Le succès de la marque s’explique avant tout par sa capacité à allier innovation et optimisation industrielle. « Nous produisons au plus près des marchés et des consommateurs. Nous pouvons fabriquer très tard dans le processus, ce qui nous permet de savoir ce qui est réellement très demandé et ce qui fonctionne bien », détaille Niels Christiansen, patron du groupe familial non coté. Avec ses six usines disséminées stratégiquement, Lego ajuste sa production aux attentes locales tout en restant agile face à la volatilité du marché.
Nouveautés technologiques et alliances stratégiques
Impossible d’évoquer cette réussite sans souligner le lancement très attendu de la « brique intelligente ». Fruit de sept années de développement et fort de vingt brevets déposés, ce nouvel élément connecté promet d’animer les constructions classiques. Pour accompagner ces avancées, Lego mise aussi sur des partenariats majeurs – citons notamment ceux conclus avec Pokemon ou la FIFA, autant d’alliances porteuses auprès du jeune public.
Croissance record malgré un contexte incertain
Il serait tentant de croire que l’instabilité économique mondiale aurait ralenti cette ascension. Pourtant, alors que les prix du pétrole pèsent sur le coût des matières premières et que Niels Christiansen anticipe une légère baisse de la demande, le bénéfice net du groupe grimpe tout de même à 16,71 milliards de couronnes (2,22 milliards d’euros), un sommet historique. Face à ces défis, le PDG tempère : « Je ne dirais pas que la volatilité n’a aucun impact sur nous […], mais nous gagnons des parts de marché qui compensent certains effets négatifs. »
Dans son rapport annuel, l’entreprise table désormais sur une croissance à un chiffre – « dans le haut de la fourchette » – pour l’année prochaine. Une ambition réaliste pour celui qui revendique déjà une place dominante dans l’univers du jeu.