En bref
- Pierre Gasly visé par 13 000 menaces
- La FIA réclame une réponse collective
- Colapinto demande l’arrêt des attaques
Treize mille. C’est le nombre de menaces de mort reçues par Pierre Gasly et son entourage depuis le Grand Prix d’Espagne du 13 septembre 2026, selon Mohammed Ben Sulayem, président de la Fédération internationale de l’automobile. Le dirigeant a pris la parole le 28 octobre 2026 dans un entretien accordé à The Drive.
Un chiffre qui change l’échelle du problème
L’affaire dépasse largement le simple dérapage sur les réseaux. En avançant ce total, la FIA place le dossier sur le terrain du cyberharcèlement massif, avec des messages visant non seulement le pilote français d’Alpine, mais aussi ses proches.
Mohammed Ben Sulayem a prévenu, en substance, que la lutte serait perdue si elle était menée seul. Il a résumé son inquiétude par cette phrase, « Si nous luttons seuls contre ce fléau, on échouera ».
L’incident entre coéquipiers a mis le feu aux réseaux
À l’origine, il y a un désaccord en course entre Pierre Gasly et son coéquipier argentin Franco Colapinto. Après cet épisode, certains supporters du pilote argentin se sont déchaînés contre le Français sur les réseaux sociaux.
Le mouvement a pris une tournure plus grave quand les attaques ont aussi visé l’entourage de Gasly. Là, on n’est plus dans la rivalité sportive classique. On parle de violences en ligne assumées, dirigées contre un pilote et sa famille.
La FIA veut une réponse collective
Face à cette séquence, la FIA ne veut pas se limiter à une condamnation de principe. Son président dit vouloir renforcer la lutte contre le cyberharcèlement, notamment avec l’aide de l’intelligence artificielle.
L’organisation appelle aussi tout l’écosystème à agir, pilotes, équipes, supporters et médias. L’idée est simple, du coup, le problème ne peut pas être traité par une seule instance si la haine se propage à cette vitesse sur plusieurs plateformes.
Même Colapinto appelle ses fans à stopper
De son côté, Franco Colapinto a demandé à ses fans de mettre fin aux attaques. Il a rappelé que ce type de comportement nuisait aussi à sa propre carrière.
Pour la FIA, le cas Gasly sert désormais d’alerte plus large. L’enjeu n’est plus seulement de protéger un pilote d’Alpine, mais de contenir une dérive qui touche la Formule 1 dans son ensemble. La suite attendue est claire, voir si cet appel collectif se traduit par des mesures concrètes.