JO 2030 : Geoffroy Roux de Bézieux prend la main en sortie de crise

Nommé à la tête du comité d’organisation des JO d’hiver 2030, Geoffroy Roux de Bézieux succède à Edgar Grospiron après des semaines de forte turbulence.

Centre alpin lié aux JO 2030
Image d'illustration. Les Alpes préparent les JO d’hiver 2030. — ADN

En bref

  • Geoffroy Roux de Bézieux nommé président
  • Prise de fonctions prévue dès lundi
  • Le Cojop sort d’une crise interne

Le comité d’organisation des JO d’hiver 2030 change de visage pour tenter de sortir d’une mauvaise séquence. Ce jeudi 29 octobre 2026, Geoffroy Roux de Bézieux a été nommé président du Cojop de Alpes 2030, sept semaines après la démission d’Edgar Grospiron.

Le choix n’a rien d’anodin. L’instance chargée de préparer les Jeux olympiques et paralympiques d’hiver avait été secouée ces derniers mois par une crise de gouvernance qui a fini par emporter son ancien patron.

Un comité qui tourne la page

La nomination a été actée lors d’une assemblée générale extraordinaire organisée au siège du comité, à Décines-Charpieu, près de Lyon. Le Cojop explique avoir retenu un profil capable de dialoguer, d’écouter et de travailler à la fois avec les territoires, le monde économique et les acteurs du sport.

Geoffroy Roux de Bézieux prendra ses fonctions dès lundi. Il a salué un engagement collectif et déclaré : « Présider Alpes 2030 est un honneur, car c’est avant tout un engagement à faire rayonner, en équipe, le sport et la France. »

Un profil déjà installé dans l’équipe

Si sa désignation surprend peu, c’est aussi parce qu’il était déjà dans l’organigramme. Depuis avril, Geoffroy Roux de Bézieux dirigeait le comité des rémunérations du Cojop. Il apparaissait donc comme le favori pour succéder à Edgar Grospiron.

L’homme de 64 ans arrive avec un parcours très identifié. Ancien président du Medef entre 2018 et 2023, il a aussi dirigé l’Unédic. Côté sport, il a siégé au conseil d’administration du comité d’organisation de Paris 2024 comme représentant du monde économique. Il pratique par ailleurs le vélo et le triathlon en amateur.

Le Cojop met en avant son expérience de la gouvernance et du pilotage de structures importantes. Bref, le pari est celui d’un dirigeant rompu aux équilibres internes.

La crise qui a emporté l’ancienne direction

Son arrivée referme au moins provisoirement une séquence tendue. Edgar Grospiron, champion olympique à Albertville en 1992, avait annoncé le 10 septembre son départ de la présidence, qu’il occupait depuis un an et demi.

Mais ce départ n’était que le dernier épisode d’une série plus large. En février, son numéro 2 Cyril Linette avait déjà quitté ses fonctions. Avant lui, la directrice des opérations et le directeur de la communication étaient partis. Même mouvement au comité des rémunérations, avec le départ de son président Bertrand Méheut, suivi de deux autres membres de cette instance externe au Cojop.

Le nouveau président hérite donc d’un dossier sportif, mais aussi d’un chantier interne très concret, celui de la stabilité d’un comité qui doit désormais avancer.

Jérôme Nelra

Spécialiste Sport

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