En bref
- Les APL changent dès le 1er juillet
- Certains étudiants étrangers perdent l’aide
- Le gouvernement vise 200 millions d’économies
Certains étudiants non européens vont perdre leurs APL à compter du 1er juillet. Sont visés ceux qui ne sont pas boursiers, selon un décret publié au Journal officiel le dimanche 28 juin 2026.
La mesure s’applique aux étudiants extra-communautaires qui ne remplissent pas les conditions ouvrant droit à une bourse d’enseignement supérieur sur critères sociaux. Autrement dit, l’aide au logement est désormais réservée, dans cette catégorie, à ceux qui peuvent prétendre à ce cadre social.
Les étudiants visés à partir du 1er juillet
Le changement entre en vigueur immédiatement, dès ce mercredi 1er juillet. Il découle de la loi de finances pour 2026, qui a acté cette restriction pour une partie des étudiants étrangers.
Le critère retenu n’est donc pas seulement la nationalité hors Union européenne. Il faut aussi ne pas être boursier. C’est ce double filtre qui fait basculer une partie des étudiants hors du dispositif.
Des exceptions prévues pour garder l’aide
Tout le monde n’est pas concerné. Les étudiants en apprentissage conservent leur aide au logement.
Même logique pour ceux qui travaillent en parallèle de leurs études. Le ministère du Logement précise qu’une activité professionnelle d’au moins une heure par semaine suffit pour rester éligible. Le seuil est bas, mais il change beaucoup de choses pour les étudiants qui cumulent déjà études et emploi.
Une réforme validée mais déjà contestée
Sur le plan juridique, le texte a franchi une étape clé en février, quand le Conseil constitutionnel l’a validé. Le gouvernement peut donc l’appliquer sans nouveau passage législatif.
Côté finances, Vincent Jeanbrun, ministre du Logement, a évalué lundi les économies à environ 200 millions d’euros sur une année pleine. Sur LCP, il a défendu une logique de revenus et de justice fiscale et financière, en assurant que la mesure ne relevait pas d’un sujet migratoire.
Mais le débat est loin d’être clos. Des associations d’accès au logement et plusieurs organisations étudiantes dénoncent la réforme. Certaines y voient une forme de préférence nationale. Ce point-là devrait continuer à peser dans les prochaines semaines, alors que la mesure entre en application.