Dès septembre 2023, l’ensemble des magasins E.Leclerc ne proposeront plus de prospectus en papier aux clients, une décision prise également par l’enseigne Cora (dès le 10 janvier prochain). Dans les pages du Parisien, Michel-Édouard Leclerc admettait que cette initiative lui ferait économiser 50.000 tonnes de papier.
50.000 tonnes de papier pour E. Leclerc
Le patron des Leclerc a voulu immédiatement rassurer ses clients : « Arrêter nos catalogues ne signifie pas stopper les opérations commerciales« , a tempéré Michel-Édouard Leclerc. En effet, le groupe les développera via les formats numériques en particulier avec l’application Leclerc, les SMS et les newsletters. De son côté, Carrefour annonce 80 % de prospectus digitaux en 2024.
Arrêter nos catalogues papiers ne signifie pas stopper les opérations commerciales
Invité sur l’antenne de BFMTV, le président de Système U, Dominique Schelcher, a indiqué qu’il ne suivait pas les pas de Cora et E.Leclerc: « Nous souhaitons laisser le libre choix au client. J’assumerai peut-être d’être le dernier à encore proposer un prospectus« .
60% des clients veulent encore des prospectus
Pour appuyer sa décision, Dominique Schelcher donne un chiffre : « 60% des clients veulent encore des prospectus. Si un prospectus n’a pas été distribué dans la rue ou les boîtes aux lettres, les clients viennent le chercher à l’accueil du magasin« . Mais le patron réduira quand même de 30% le nombre de prospectus. Pour continuer à consulter ces prospectus digitaux et comparer facilement les promotions de plusieurs enseignes, une plateforme comme 123Catalogue.fr regroupe les catalogues en ligne au même endroit.
La lecture d’un prospectus sur un téléphone n’est pas aussi efficace et simple
Pour le patron de Système U, les formats numériques ne sont pas aussi efficaces : « C’est vrai que cela marche moins bien. La lecture d’un prospectus sur un téléphone n’est pas aussi efficace et simple que celle d’un catalogue papier« , a-t-il confié.
Tout un écosystème, toute une économie derrière les prospectus
Enfin, le dirigeant de Système U a évoqué les emplois : « Vous savez, derrière les prospectus, il y a tout un écosystème, toute une économie. 60.000 personnes travaillent en France de manière directe ou indirecte à la production et la distribution des prospectus. On va dire quoi à ces gens ? Du jour au lendemain on arrête et il n’y a plus rien ? J’assumerai peut-être d’être le dernier à encore proposer un prospectus et de proposer le choix« .