Alerte : prescrit contre l’épilepsie et les troubles bipolaires, le Lamictal et ses génériques peuvent mener au décès

L'ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) alerte sur les possibles dangers du Lamictal et ses génériques.

L’ANSM met en garde sur les effets indésirables rares connus de ce médicament (le Lamictal et ses génériques), des éruptions cutanées graves qui peuvent conduire au décès. Ces crises surviennent généralement dans les deux premiers mois de traitement. Il s’agit des syndromes de Stevens-Johnson, de Lyell (ou nécrolyse épidermique toxique) et du Dress (syndrome d’hypersensibilité médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes systémiques), précise l’organisme.

Des crises qui surviennent généralement dans les deux premiers mois de traitement

Quant aux symptômes, l’ANSM en dresse la liste : éruption cutanée ou rougeur, fièvre, symptômes pseudo-grippaux, gonflement du visage, apparition de ganglions, irritation de la bouche ou des yeux, bleus ou saignements inattendus, gorge douloureuse, est-il indiqué. En cas d’apparition de ces symptômes, consultez immédiatement votre médecin ou un service d’urgence.

Éruption cutanée ou rougeur, fièvre, symptômes pseudo-grippaux, gonflement du visage…

La notice du médicament contre l’épilepsie et les troubles bipolaires indique que ‘le risque d’éruptions cutanées graves est plus élevé chez l’enfant que chez l’adulte’. L’Agence nationale de sécurité du médicament demande aux patients de garder précieusement ‘la carte patient’ qui est disponible dans les boîtes du médicament pour vous avertir du risque d’éruption cutanée grave associé à la Lamotrigine. Conservez-la sur vous en permanence, précise l’ANSM.

Gardez sur vous ‘la carte patient’ qui est disponible dans les boîtes du médicament

L’ensemble des patients enfants comme adultes qui développent une éruption cutanée sous Lamotrigine doivent être rapidement évalués et doivent stopper la prise des médicaments. Enfin, l’ANSM déconseille fortement la prise de lamotrigine en association avec un autre antiépileptique comme l’acide valproïque ou ses dérivés (valpromide, divalproate).

Lionel Durel

Spécialiste Santé

Tous ses articles →
Une erreur dans cet article ?

Nous apportons le plus grand soin à chaque article et nous appuyons sur des sources fiables. Personne n'est à l'abri d'une erreur : si vous en repérez une, signalez-la, nous la corrigerons au plus vite.

Sujets
Alerte produit Hôpital Médicament

Lisez 24matins en priorité sur Google

Ajoutez-nous à vos sources préférées : nos articles remonteront plus haut dans votre actualité.

Ajouter à mes sources

À découvrir

La suite, sélectionnée pour vous.