Toulouse : un enfant de 10 ans perd une partie de son rein après avoir été laissé sans soins dans la cour d’école
Après avoir été sérieusement blessé dans la cour de son école, un enfant de 10 ans se retrouve aujourd'hui avec l'un de ses reins endommagé de manière irréversible. Sa famille a porté plainte pour la non sollicitation des secours par le personnel de l'établissement.
Les faits se sont produits vendredi dernier à l’école Marie-Curie de Castelsarrasin, à Toulouse. Il est aux alentours de 16h00 lorsqu’une bousculade survient dans la cour de l’école. Quentin, 10 ans, tente de rattraper une balle tombée au sol durant une partie de ping-pong.
Sauf que son camarade a la même idée. Les deux se poussent et Quentin vient à tomber sur une marche, se blessant lourdement. Nos confrères de ladepeche.fr rapportent que les douleurs de l’enfant sont telles qu’il reste prostré au sol. Il parviendra toutefois à être relevé puis assis sur une chaise par l’intervention d’un adulte.
Son enfant tombé à l’école, on l’informe qu’il n’a « pas grand-chose »
Sa petite sœur de 8 ans est appelée sur place pour permettre de faire patienter Quentin jusqu’à l’arrivée de ses parents. Le père a, nous dit-on, été contacté une demi-heure après cette chute : « On m’a informé que mon fils était tombé, qu’il ne fallait pas que je m’inquiète mais que je vienne le récupérer ».
Et de poursuivre : « Une jeune femme m’a rendu mon fils en me disant de me rendre chez mon médecin et de lui donner du paracétamol car il n’avait pas grand-chose ». Le papa de Quentin juge pourtant que l’état de son fils nécessite de l’emmener aux urgences : « Son visage était gris, ses lèvres bleues, il arrivait à peine à me parler et à respirer ».
Une enquête interne demandée par le maire
On diagnostique alors à Quentin une hémorragie interne, avant que le garçon ne soit transféré aux soins intensifs de l’hôpital des enfants de Purpan. « Il souffre d’une fracture du rein, les séquelles sont irréversibles, une partie de son organe n’a plus été vascularisée », indique son père.
Le pronostic vital de Quentin ne semble pas engagé, même s’il doit observer pour l’heure des conditions de soins compliquées : « Il est obligé de dormir assis. Couché, il risque de faire une embolie pulmonaire ». Le maire de Castelsarrasin Jean-Philippe Bésier a fait savoir qu’il a « demandé à [son] service scolaire une enquête interne pour savoir si cet accident a bien eu lieu durant le temps périscolaire ». La famille de Quentin a quant à elle déposé plainte pour le fait qu’aucun membre du personnel encadrant n’ait appelé les secours. Ces adultes seront prochainement entendus par les enquêteurs pour que soit établie la responsabilité de chacun dans cette affaire.