Après une prise de 20 kg, Vaimalama Chaves, ex-Miss France, parle des troubles alimentaires

Image d'illustration. Alimentation repas familleADN
Vaimalama Chaves, ancienne Miss France, s’est récemment confiée sur sa prise de poids de 20 kilos et a abordé le sujet des troubles du comportement alimentaire, attirant l’attention sur une problématique souvent méconnue du grand public.
Tl;dr
- Vaimalama Chaves parle librement de sa prise de poids.
- Les TCA touchent principalement les jeunes femmes.
- Anorexie, boulimie et hyperphagie : trois formes principales.
Quand Vaimalama Chaves brise le silence sur la prise de poids
Depuis quelques jours, Vaimalama Chaves, connue du grand public pour son titre de Miss France 2019, attire l’attention pour un sujet peu abordé sur ses réseaux sociaux. Plus habituée à partager des instantanés de ses voyages ou de ses entraînements sportifs, la jeune femme a surpris sa communauté – plus de 532 000 abonnés sur Instagram – en s’exprimant sans détour sur sa silhouette. « Summer body, que nenni. J’ai pris 20 kg et en fait, ça me va bien ! » lance-t-elle dans une récente vidéo, soulignant qu’après une compétition de musculation, cette transformation corporelle est assumée et source d’équilibre.
Derrière l’image, l’ombre des troubles du comportement alimentaire
Mais la prise de parole va plus loin. En revendiquant le droit de « profiter », Vaimalama Chaves met en lumière les risques réels liés à un mode de vie axé sur le contrôle du corps : les Troubles du Comportement Alimentaire (TCA). Un sujet délicat qui touche en majorité les jeunes femmes. Selon l’Institut fédératif des addictions comportementales (Ifac), rattaché au CHU de Nantes, ces troubles se caractérisent par une « perturbation de la relation à l’alimentation, altérant santé physique et adaptation psychosociale ».
TCA : formes principales et signaux d’alerte
Les professionnels distinguent trois formes majeures :
- Anorexie mentale, avec soit une restriction alimentaire extrême soit des comportements compensatoires comme vomissements ou abus de laxatifs ; maladie qui touche entre 0,9 % et 1,2 % des femmes françaises, souvent dès l’adolescence.
- Boulimie, marquée par des crises répétées d’absorption excessive suivies d’actes compensatoires inadaptés.
- Hyperphagie boulimique, où la compulsion alimentaire n’est pas suivie de compensation ; elle entraîne fréquemment un surpoids accompagné d’une souffrance psychique.
Repérer ces troubles reste compliqué. Certains indices peuvent toutefois alerter l’entourage : perte soudaine ou prise rapide de poids, modifications notables du rapport à la nourriture (« je n’ai pas faim » revient régulièrement), obsessions alimentaires impactant le quotidien familial ou encore disparition des cycles menstruels chez les jeunes filles.
L’origine complexe des troubles alimentaires et ressources disponibles
Difficile aujourd’hui d’identifier précisément les causes d’un TCA. La plupart des spécialistes évoquent une interaction multifactorielle mêlant prédispositions individuelles et événements déclencheurs comme l’adolescence ou un contexte émotionnel difficile. Ces facteurs peuvent s’installer durablement, créant un véritable cercle vicieux autour du trouble.
Pour toute interrogation ou doute concernant la santé mentale ou alimentaire, il demeure essentiel de consulter les ressources officielles comme celles proposées par l’Assurance maladie ou le site « Santé Mentale info service » piloté par Santé publique France. Une vigilance précieuse alors que la parole se libère peu à peu grâce à des figures publiques telles que Vaimalama Chaves.