Le Sénat menace l’existence de l’Agence Bio : Que faut-il savoir?

Image d'illustration. Panier de fruits et légumes colorésADN
L'Agence Bio est-elle en danger ? Découvrez pourquoi le Sénat pourrait lui mettre un terme et ce que cela signifie pour l'avenir de l'agriculture biologique en France.
Tl;dr
- La droite propose de supprimer l’Agence bio en coupant ses fonds.
- L’Agence promeut l’agriculture biologique et gère le Fonds Avenir bio.
- La disparition de l’Agence pourrait affecter le développement de l’agriculture bio.
Un coup dur pour l’agriculture biologique
La nouvelle a ébranlé le monde de l’agriculture biologique française. En effet, la droite majoritaire au Sénat a proposé de supprimer l’Agence bio, une institution dédiée à la promotion de cette agriculture respectueuse de l’environnement, en coupant purement et simplement ses fonds.
La proposition a été faite lors de l’examen du budget du ministère de l’Agriculture, sans opposition notable de la ministre en charge, Annie Genevard.
L’Agence bio : un acteur clé du développement de l’agriculture biologique
Créée en 2001, l’Agence bio a joué un rôle crucial pour le développement de l’agriculture biologique en France. Avec une équipe d’une vingtaine de personnes, elle a contribué à augmenter la part de l’agriculture biologique de 1% à 14% des fermes françaises en 2023.
Sa mission principale était d’informer le public sur les avantages de l’agriculture biologique pour la santé et l’environnement et de lutter contre les mythes propagés par les lobbies de l’agriculture conventionnelle.
La gestion du Fonds Avenir bio
En plus de sa mission de promotion, l’Agence bio a également été chargée de la gestion du Fonds Avenir bio depuis 2008. Ce fonds a été mis en place pour aider à développer et pérenniser la filière biologique française en finançant des infrastructures à travers tout le territoire.
Quid de l’avenir de l’agriculture biologique sans l’Agence bio ?
Si l’Agence bio devait disparaître, la question de la reprise de ses missions se pose. Les sénateurs de droite proposent de les réattribuer à un autre établissement public ou de les réinternaliser au sein du ministère de l’Agriculture. P
our Laure Verdeau, directrice de l’Agence bio, cette proposition revient à confier des dossiers spécialisés à des « fonctionnaires non spécialistes de la bio », ce qui ne serait guère rassurant. En somme, la disparition de l’Agence bio pourrait représenter un frein majeur à l’essor de l’agriculture biologique en France.