Foodwatch pointe le « marketing alimentaire agressif » à destination des enfants
D'après l'ONG, 9 produits sur 10 ne devraient pas faire l'objet de marketing ciblant les plus jeunes.
L’ONG Foodwatch s’est penchée sur les produits alimentaires destinés aux enfants et aux adolescents dans sa dernière enquête.
Et cela ne surprendra personne que d’apprendre que les plus jeunes demeurent « surexposés à un marketing et à une publicité alimentaires agressifs, qui les incitent à consommer » ce genre de produits.
228 produits alimentaires analysés
Pari les 228 boissons et aliments étudiés par Foodwatch, une très grande part (90%) « sont trop gras, trop sucrés, trop salés selon les critères nutritionnels de l’Organisation mondiale de la santé ».
« Les enfants sont matraqués à coups de campagnes publicitaires et marketing orchestrés par l’industrie agroalimentaire et la grande distribution pour vendre toujours plus », dénonce encore Foodwatch.
Le manque de recul des enfants
Certes, les parents ne sont pas forcément dupes des stratégies dont usent les mastodontes de l’agroalimentaire pour alpaguer l’appétit des petits.
Mais qu’il s’agisse de promesse de jouet, de partenariats avec des stars issues du monde du sport ou de la musique, Foodwatch remarque que « Les enfants manquent du recul critique nécessaire pour distinguer un contenu informatif d’un contenu commercial et deviennent donc une cible de choix pour le profit des entreprises ».
Coca-Cola, Kellog’s…
Et l’ONG n’hésite pas dans son enquête à citer les noms des marques visées : Coca-Cola, Ferrero, Kellog’s…
Audrey Morice, en charge des campagnes Foodwatch France, rappelle que dans notre pays, un enfant sur six entre 6 et 17 ans est en surpoids ou obèse. Elle ajoute :
Les géants de la malbouffe n’hésitent pas à élaborer des stratégies à la limite de la manipulation. C’est totalement immoral et irresponsable quand on voit les conséquences de la malbouffe sur la santé des plus jeunes.
Et l’ONG demande aux autorités que des règles soient imposées aux géants de l’alimentaire :
La commercialisation des produits trop gras, trop sucrés, trop salés, destinée aux enfants ne devrait être autorisée que pour les aliments qui répondent aux critères nutritionnels du modèle de l’OMS.