L’OMS devrait classer l’aspartame comme ‘cancérogène possible’
La branche 'cancer' de l'Organisation mondiale de la Santé s'apprête à déclarer l'édulcorant aspartame comme 'possiblement cancéreux'.
Selon plusieurs sources obtenues par l’agence Reuters, l’aspartame devrait être déclaré « cancérogène possible » par le centre de recherche sur le cancer de l’Organisme mondial de la Santé (l’OMS). L’aspartame est un édulcorant de synthèse découvert en 1965. Il possède un pouvoir sucrant 150 fois plus élevé que le sucre et est aujourd’hui utilisé dans de nombreux produits dits ‘allégés’ ou ‘lights’.
En France, l’aspartame a été autorisé à partir de 1988
Autorisé en France depuis 1988, notre pays n’est pas une ‘grande consommatrice’ d’aspartame d’après une étude du Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (le CREDOC). Un peu moins d’un français sur cinq (19%) déclare consommer de l’aspartame. De plus, la consommation est réalisée en faible quantité puisqu’en moyenne les consommateurs ingèrent 60,3 mg par jour d’aspartame ce qui est près de 40 fois inférieur à la DJA fixée par les autorités européennes.
La France n’est pas une ‘grande consommatrice’ d’aspartame
Le CIRC (Centre international de recherche sur le cancer / une agence de l’OMS)devrait donc déclarer l’aspartam comme « cancérogène possible ». L’annonce officielle devrait être rendue public le 14 juillet prochain. Cette décision se base sur 130 études, est-il écrit.
L’annonce officielle devrait être rendue public le 14 juillet prochain
Le ‘Centre international de recherche sur le cancer’ classe en 4 catégories, qui permettent de répartir les produits comme étant cancérogène (catégorie 1), probablement cancérogène (catégorie 2A), peut-être cancérogène (catégorie 2B) et inclassable (catégorie 3). Ces catégories du CIRC indiquent la solidité des preuves, et non le risque qu’une substance présente pour la santé.
Le CIRC n’est pas un organisme de sécurité alimentaire
Secrétaire générale de l’Association internationale des édulcorants (ISA), Frances Hunt-Wood rappelle cependant que : « Le CIRC n’est pas un organisme de sécurité alimentaire et son examen de l’aspartame n’est pas scientifiquement exhaustif et repose en grande partie sur des recherches largement discréditées« .