Essonne : lors d’une fête de déconfinement, il est interpellé pour avoir tenté de donner un coup de hache à un policier
Dans la nuit de lundi à mardi aux Ulis, dans l'Essonne, un homme a été interpellé après avoir tenté de donner un coup de hache à un policier. Les forces de l'ordre intervenaient pour des nuisances sonores et du tapage nocturne causés par une fête de déconfinement.
Les faits se sont produits dans la nuit du lundi 11 au mardi 12 mai aux Ulis, commune de l’Essonne. Une fête se tenait sur le site du groupe scolaire des Avelines. Ses participants se sont visiblement fait entendre dans le voisinage puisque vers 1h30, les forces de l’ordre ont été appelées à intervenir pour des nuisances sonores et du tapage nocturne. Quand des policiers en civil se sont rendus sur place, ils ont constaté la présence d’une dizaine de personnes apparaissant alcoolisées. Une source proche de l’affaire citée par Actu Essonne indique que ces individus « s’étaient rassemblés sur le site pour fêter la fin du confinement ».
Un fêtard maîtrisé après avoir subtilisé la bombe lacrymogène d’un policier
Les participants à la fête n’ont visiblement pas voulu se calmer comme demandé par les policiers, dont l’absence d’uniforme ne les a pas aidés à mieux se faire entendre. Les fauteurs de troubles n’ont ainsi pas voulu croire qu’ils avaient affaire aux forces de l’ordre. Le ton est alors devenu menaçant, comme le souligne la même source : « En quelques secondes, une personne s’est approchée d’un policier et lui a subtilisé sa bombe lacrymogène. Elle a été rapidement maîtrisée. »
L’agresseur à la hache serait le gardien de l’école
Peu de temps après, un homme a foncé vers les policiers et a tenté d’en attaquer un à l’aide d’une hache. L’agent s’est écarté à temps pour éviter d’être blessé. Le groupe a ensuite été interpellé et les deux agresseurs placés en garde à vue. Soumis à un test d’alcoolémie, les suspects sont apparus en état d’ébriété avancée. Celui soupçonné d’avoir manipulé la hache n’était pas loin d’1,5 gramme d’alcool par litre de sang. Cet homme, qui serait le gardien de l’école en question, doit être jugé en ce mercredi devant le tribunal d’Évry-Courcouronnes pour « violences sur personne dépositaire de l’autorité publique n’ayant pas entraîné d’incapacité ». Pour les syndicats de la profession, il s’agit toutefois davantage d’une « tentative d »homicide ».