Le service de musique payante en ligne de YouTube n’est même pas encore lancé que c’est déjà la cacophonie ! En effet, des labels indépendants viennent de déposer une plainte devant la Commission européenne pour abus de position dominante.
A l’origine de cette action, la colère qui a suivi la renégociation des contrats liant YouTube, propriété de Google, avec les labels. Face à la résistance de ces derniers, Google a purement et simplement menacé, il y a deux semaines, de supprimer leurs clips musicaux de YouTube.
Jérôme Berger, de l’Union des Producteurs phonographiques français indépendants (UPFI), explique l’origine du problème : « Les discussions achoppent sur les éléments financiers. Les rémunérations proposées aux indépendants sont inférieures à celles obtenues par les majors ou offertes par d’autres services streaming ».
Les labels indé peuvent-ils contrer YouTube ?
Dès lors, quelle alternative s’offre aux indépendants ? Olivier Sicher, fondateur de l’Open Internet Project, n’a-t’il pas résumé le problème en déclarant, dans un entretien avec Le Figaro : « Google a les moyens de faire la pluie et le beau temps en toute impunité. Soit vous suivez les règles, soit vous disparaissez du web » ? Face à l’imposition de ses règles, les indés ne semblent pas bénéficier d’une grande marge de manœuvre.
Toujours dans l’actualité musicale des géants de l’Internet, on a appris que Google avait fait l’acquisition de Songza, service de musique en streaming. Un porte-parole de Google a déclaré : « Nous allons examiner les possibilités d’apporter leur excellent travail à l’expérience de la musique sur YouTube ».