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Yémen : Grand vide à la tête de l’Etat

International > Yémen
Par Cerise Assadi-Rochet,  publié le 23 janvier 2015 à 16h00, modifié le 23 janvier 2015 à 17h08.

Le Yémen est tombé dans le chaos politique total hier, après la démission du gouvernement suivie de celle du Pésident.

Les deux chefs de l’exécutif du pays ont démissionné hier soir, laissant derrière eux un vide total à la tête de l’Etat.

Le Parlement se réunira quant à lui dimanche en session extraordinaire, afin de se prononcer sur la démission du Président Abd Rabbo Mansour Hadi.

Ces deux démissions sont intervenues sous la pression des miliciens chiites d’Ansaruallah, les Houthis, qui contrôlent la capitale Sanaa.

L’issue de la réunion de dimanche reste d’ailleurs en cela, totalement incertaine.

Ansaruallah encercle le Parlement

Ces miliciens, qui ont pris mardi le palais présidentiel, encerclent depuis la nuit dernière le siège du Parlement ainsi que les résidences de hauts responsables, dont celle du ministre de la Défense et du chef des services de renseignement, selon des témoins et un responsable de sécurité.

Dans sa lettre de démission, le président Hadi a indiqué ne plus être en mesure de rester au pouvoir en raison de « l’impasse totale » dans le pays plongé dans le chaos.

Sa décision est intervenue peu de temps après la démission de son Premier ministre Khaled Bahah. Ce dernier a évoqué son intention de se démarquer du président Hadi, dont il semble contester les concessions faites aux miliciens chiites.

Revendications des miliciens

Les miliciens chiites d’Ansaruallah, réclament plus de poids dans les institutions de l’Etat et contestent le projet de Constitution prévoyant de faire du Yémen un Etat fédéral avec six régions, qui entraverait notamment leur accès à la mer.

Le président Hadi s’était engagé mercredi à amender le projet de Constitution en échange du retrait des miliciens du palais présidentiel et de la résidence du Premier ministre.

Malgré cet accord, les rebelles chiites étaient toujours omniprésents autour des bâtiments officiels à Sanaa, et détiennent toujours le directeur de cabinet de M. Hadi, enlevé la semaine dernière. Ils avaient pourtant promis de le libérer au terme de l’accord.

Le Récap
  • Ansaruallah encercle le Parlement
  • Revendications des miliciens
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