Xavier Bertrand : « Il faudrait une peine de prison automatique, minimum d’un an non aménageable pour les agresseurs de policiers »

Candidat à la présidentielle de 2022, l'actuel président de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand, était l'invité de Sonia Mabrouk dans "L'interview politique" d'Europe 1.

C’est dans les colonnes de l’hebdomadaire ‘Le Point’ que Xavier Bertrand a annoncé sa participation au scrutin de 2022 : « Oui, je serai candidat », a lancé l’ancien ministre de la Santé du gouvernement Dominique de Villepin et l’ex-ministre du Travail sous François Fillon. De la sécurité des Français, Xavier Bertrand veut en faire un de ses axes forts. Sur l’antenne d’Europe 1 ce matin, Xavier Bertrand a reproché à Emmanuel Macron de ne pas assez soutenir les forces de l’ordre lors de leur mission de sécurisation. Pour Xavier Bertrand, il faut sévir et rapidement : « Nous sommes un des rares pays au monde où tous les jours, il y a des agressions contre l’Etat, une mise en cause des forces de l’ordre, et qu’il n’y a pas de riposte. Il y a chez les délinquants un sentiment d’impunité et un processus de décivilisation« , a expliqué Bertrand.

Il faut une riposte de l’État

Pour l’ex-LR, il faut une riposte de l’État. S’il arrivait au pouvoir, Xavier Bertrand proposerait une mesure forte : « Je mettrai en place un texte constitutionnel, et je demanderai aux Français de se prononcer dessus dès l’automne qui suivra les élections. On s’attaque à un policier, un gendarme, un pompier, un maire, il y aura une peine de prison automatique, minimum d’un an non aménageable. On ne s’en prend pas à ceux qui nous protègent ! Aujourd’hui, les peines ne sont pas dissuasives. Ceux qui s’en prennent aux forces de l’ordre se disent qu’ils vont avoir un rappel à la loi« . Revenant sur le verdict du procès en appel de la violente agression de policiers à Viry-Châtillon, plus clément qu’en première instance Xavier Bertrand indique : « Si ce que je propose était en place, il n’y aurait pas pu y avoir d’acquittement dans ce procès. Je propose également une ‘majorité pénale’ à 15 ans ».