Vous êtes constamment fatigué ? Ce que votre métabolisme révèle, selon la science

Image d'illustration. Visage fatigué sur bureau encombréADN
La sensation de fatigue persistante intrigue de nombreux chercheurs. Des études récentes mettent en lumière le rôle central du métabolisme dans cette lassitude chronique, révélant comment nos processus énergétiques internes influencent durablement notre niveau d’énergie au quotidien.
Tl;dr
- Métabolisme sanguin influence fortement la fatigue quotidienne.
- Alimentation et hormones modulent énergie et sommeil.
- Oméga-3, vitamine D et B12 peuvent aider.
Fatigue persistante : une question de métabolisme ?
Curieusement, ce sentiment d’épuisement qui ne disparaît pas malgré des nuits complètes ne serait pas uniquement lié à nos modes de vie effrénés ou à un manque de repos. Selon une récente publication des chercheurs de Mass General Brigham, il se pourrait que la clé se trouve… dans notre sang. Leur étude menée auprès de plus de 6 000 participants a mis au jour un lien inédit entre certains métabolites – ces petites molécules issues du métabolisme – et la sensation d’énergie ou, au contraire, de somnolence durant la journée.
Ce que révèle le sang sur notre niveau d’énergie
En scrutant près de 877 métabolites différents, les scientifiques ont identifié sept marqueurs particulièrement liés à l’hypersomnolence diurne. Parmi eux, les acides gras oméga-3 et oméga-6, connus pour leurs effets bénéfiques sur le cerveau et l’inflammation, semblent associés à une vigilance accrue. A contrario, la tyramine – substance présente dans les aliments fermentés comme le fromage ou la sauce soja – favoriserait la fatigue, un effet nettement marqué chez les hommes.
Derrière ces observations se cache un mécanisme fascinant : l’alimentation influe directement sur la chimie interne du corps, modifiant notre capacité à transformer les nutriments en énergie exploitable. Mais ce n’est pas tout : certains métabolites liés aux hormones sexuelles, comme la progestérone, joueraient aussi un rôle dans la régulation des cycles veille-sommeil via leur impact sur la production de mélatonine.
Des solutions naturelles pour soutenir le métabolisme
Face à ces constats, beaucoup s’interrogent : comment agir concrètement ? S’il n’existe aucune panacée universelle contre la fatigue chronique, quelques pistes émergent du côté des habitudes et des compléments alimentaires :
- Oméga-3 (EPA/DHA), présents dans les huiles de poisson ou d’algues : ils soutiennent le cerveau et réduisent l’inflammation.
- Vitamine D : une carence est fréquente et peut entraîner lassitude et humeur maussade.
- Vitamine B12, essentielle à l’oxygénation cellulaire.
- Magnésium, souvent déficitaire dans l’alimentation moderne.
- Ashwagandha, plante adaptogène connue pour renforcer la résistance au stress.
L’adoption d’une alimentation riche en poissons gras, noix ou graines de lin ; la limitation des aliments riches en tyramine ; un sommeil régulier ou encore une activité physique soutenue figurent aussi parmi les gestes recommandés.
Nouveaux horizons pour comprendre et combattre la fatigue
Cette avancée scientifique rappelle combien notre vitalité dépend d’un subtil équilibre entre nutrition, hormones et activité cellulaire. L’avenir pourrait passer par des analyses sanguines permettant d’ajuster précisément l’apport en nutriments selon chaque profil. D’ici là, écouter son corps – et sa chimie interne – reste sans doute notre meilleur allié pour retrouver durablement énergie et clarté mentale.
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