Vacances : comment le stress du travail, des enfants et du quotidien empêche vraiment de décrocher ?

Image d'illustration. Valise à moitié remplie de vêtements débordantsADN
Même en période de congés, nombreux sont ceux qui peinent à relâcher la pression. Entre les exigences professionnelles, la gestion des enfants et les préoccupations du quotidien, réussir à décrocher réellement pendant les vacances reste un défi pour beaucoup.
Tl;dr
- Déconnexion difficile à cause de l’hyperconnectivité.
- Le stress professionnel freine la détente réelle.
- Planifier repos et activités calmes favorise la relaxation.
L’emprise de l’hyperconnectivité sur notre repos
Rares sont ceux qui échappent aux pensées parasites pendant leurs congés. Entre le souvenir d’un courriel non envoyé ou l’anticipation d’une surcharge à venir, nos moments de pause sont bien souvent perturbés. Selon le dernier Baromètre du numérique, en 2025, les Français consacrent près de quatre heures par jour à leurs écrans ; un quart d’entre eux dépasse même cinq heures quotidiennes.
Ces notifications incessantes – petits « pop-up » qui attirent l’œil – créent un état d’hypervigilance, rendant la véritable déconnexion illusoire. Ainsi que le résume la psychologue clinicienne Laure Miché-Roche : « Nous ne sommes pas tous égaux pour sortir de l’ornière. »
Les conséquences sur la santé mentale au travail
Ce phénomène ne s’arrête pas à nos temps libres. La difficulté à décrocher est accentuée par la pression professionnelle persistante. Près d’un salarié français sur deux présente des signes de détresse psychologique, selon une récente enquête menée par Ipsos bva pour le cabinet Empreinte Humaine.
Plus alarmant encore : 32 % sont exposés au risque de burn-out. L’experte évoque les « injonctions paradoxales » auxquelles font face nombre de travailleurs : exiger beaucoup en peu de temps, accepter des conditions dégradées, tout en cherchant à préserver leur équilibre personnel.
S’accorder une vraie pause : mode d’emploi
Comment alors retrouver cette respiration si précieuse ? À défaut d’échapper totalement au stress, il est possible de réduire son emprise grâce à quelques leviers simples mais efficaces :
- Programmer des moments où l’on s’oblige à ralentir, comme contempler le paysage lors d’un trajet.
- S’adonner à la cohérence cardiaque – ces exercices respiratoires recommandés par l’Inserm, via la méthode « 365 » (3 fois/jour, 6 respirations/minute).
- S’offrir des « activités mentales intermédiaires », telles qu’une promenade ou un puzzle.
Bâtir les fondations d’un cerveau apaisé
Selon Anaïs Roux, spécialiste en neurosciences, adopter une bonne hygiène de vie demeure fondamental pour favoriser la véritable déconnexion. Elle insiste sur l’importance de l’alimentation équilibrée, du sommeil régulier, du sport et d’une hydratation suffisante. À cela peuvent s’ajouter méditation et évocation volontaire de souvenirs heureux – autant de moyens doux pour réapprivoiser le repos et relancer une dynamique positive avant le retour au quotidien.
Au fond, réussir ses vacances passe moins par leur destination que par cette capacité retrouvée à offrir une pause aussi bien à son corps qu’à son esprit.