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Une étude révèle que les banques privilégient le financement des énergies fossiles à celui de la transition énergétique

Actualité > Environnement > Banque > Pétrole
Par Jérôme Nelra,  publié le 23 septembre 2025 à 23h00.
Actualité
Énergie renouvelable et émissions industrielles

Image d'illustration. Énergie renouvelable et émissions industriellesADN

Selon une récente étude, les établissements bancaires continuent de consacrer une part plus importante de leurs financements aux énergies fossiles qu’aux projets liés à la transition énergétique, mettant en lumière un déséquilibre persistant dans leurs soutiens financiers.

Tl;dr

  • Banques : financement fossile deux fois supérieur au durable.
  • Les banques françaises s’en sortent mieux que la moyenne.
  • Objectif affiché : soutenir davantage les énergies renouvelables.

Un déséquilibre persistant dans les financements bancaires

Une nouvelle étude, publiée ce mardi 23 septembre par un collectif d’ONG dont Reclaim Finance, WWF, Urgewald et Rainforest Action Network, vient une fois de plus remettre en lumière le fossé qui sépare les intentions climatiques des faits financiers.

Selon leurs conclusions, les 65 plus grandes banques mondiales ont accordé entre 2021 et 2024 plus du double de financements aux énergies fossiles qu’aux filières dites « soutenables ».

Des chiffres révélateurs du manque d’ambition climatique

Sur la période analysée, les géants bancaires comme HSBC, JP Morgan ou encore Santander, ont octroyé près de 3 285 milliards de dollars aux industries du pétrole, gaz et charbon. À l’inverse, seules 1 368 milliards ont été attribués à l’éolien, au solaire et autres alternatives sobres en carbone.

Le ratio est sans appel : pour chaque dollar destiné aux énergies fossiles, à peine 42 centimes servent à financer la transition énergétique. Un écart considérable, bien éloigné des préconisations de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) et des engagements pris lors de l’Accord de Paris.

L’étude précise que la catégorie « soutenables » est ici entendue au sens strict, excluant notamment la bioénergie ou certains barrages hydroélectriques. Ce choix méthodologique explique parfois les écarts observés avec les chiffres communiqués par les établissements eux-mêmes.

L’exemple français : des progrès mais des disparités notables

Si le constat global demeure préoccupant, un focus sur la France permet toutefois d’entrevoir quelques signaux positifs. Les banques hexagonales affichent globalement un meilleur équilibre que leurs homologues américaines, canadiennes ou japonaises. La Banque Postale et le Crédit Mutuel, notamment, se distinguent par un soutien quasi-nul aux énergies fossiles et un financement des alternatives jusqu’à neuf fois supérieur.

D’autres grands acteurs comme la BNP Paribas, la Société Générale, le Crédit Agricole ou le groupe BPCE se placent en milieu de tableau mondial selon le rapport. Pourtant, il subsiste certaines zones grises : BPCE est même pointé du doigt pour une augmentation récente de ses soutiens aux projets fossiles – une exception en France.

Perspectives et intentions affichées du secteur bancaire français

Face à ces chiffres, la Fédération bancaire française (FBF) affirme que ses membres sont pleinement conscients de l’enjeu du ratio entre financements « bruns » et « verts ».

Selon elle, leur objectif déclaré consiste à intensifier progressivement leurs efforts en faveur des énergies renouvelables tout en réduisant l’exposition aux combustibles traditionnels. Une intention partagée… mais dont la réalisation concrète reste scrutée par nombre d’observateurs et d’ONG.

Le Récap
  • Tl;dr
  • Un déséquilibre persistant dans les financements bancaires
  • Des chiffres révélateurs du manque d’ambition climatique
  • L’exemple français : des progrès mais des disparités notables
  • Perspectives et intentions affichées du secteur bancaire français
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