Un exceptionnel fossile de tortue de 150 millions d’années découvert en Allemagne
Un exceptionnel fossile de tortue de 150 millions d'années découvert en Allemagne. Une tortue marine bien différente de celles que l'on connaît aujourd'hui.
Dans le sud de l’Allemagne, les calcaires de Solnhofen sont sans l’ombre d’un doute l’un des sites fossilifères les plus importants de l’ère mésozoïque. Autrefois zone de marais côtiers peu profonds proche d’un ancien lagon, le faible échange d’eau avec la haute mer, la faible teneur en oxygène et la très haute teneur en sel ont fait en sorte que plantes et animaux qui y sont morts ne se sont pas décomposés. Ce qui permet aujourd’hui de retrouver des fossiles exceptionnels, la plupart datant du Jurassique supérieur. Celui-ci en est la parfaite représentation.
Un exceptionnel fossile de tortue de 150 millions d’années découvert en Allemagne
Nouvel exemple aujourd’hui avec la découverte de paléontologues : un nouveau spécimen de Solnhofia parsonsi dans une carrière de Painten, à l’ouest de Ratisbonne, site de fouilles depuis environ vingt ans. Ce fossile de tortue thalassochélydienne est très important parce qu’il s’agit d’un individu plus grand, plus ossifié et très certainement plus âgé.
Mieux encore, c’est le premier spécimen décrit avec des membres presque complets et articulés préservés. Les analyses ont permis de révéler que ce taxon ne possédait pas de palettes raidies comme on en trouve chez les tortues marines plus pélagiques. Ainsi, les archéologues suggèrent que cette tortue vivait près de la côte. Bien loin donc de nos tortues de mer actuelles dotées de nageoires allongées et qui vivent en pleine mer.

fossile tortue complet
Une tortue marine bien différente de celles que l’on connaît aujourd’hui
Comme vous pouvez le constater dans l’image ci-dessus, la tête et la carapace de ce spécimen de Solnhofia parsonsi sont, elles aussi, parfaitement préservées. On peut voir le bec long et pointu et la tête triangulaire. Totalement déployée, elle mesurait environ neuf centimètres de long, soit près de la moitié de la longueur de la carapace.
Toujours selon ces expertes, cette tortue utilisait probablement sa grosse tête pour écraser des aliments durs, y compris des invertébrés à carapace, comme le font aujourd’hui certaines de nos tortues modernes. Mais cela ne signifie pas nécessairement que ces animaux constituaient l’exclusivité de son régime alimentaire. À suivre !